L'Oiseau rieur, un restaurant au service plus inclusif à la Ciotat

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C'est un restaurant qui ne fait pas de différence. Alors que 90% des personnes souffrant de handicap ne trouvent pas de travail en France, à La Ciotat dans les Bouches-du-Rhône, L'Oiseau rieur n'emploie que des salariés atteints de trisomie 21. 

C'est un restaurant hors du commun. Depuis son ouverture à la Ciotat, dans les Bouches-du-Rhône, cet établissement, implanté dans une zone commerciale n’emploie quasiment que des personnes en situation de handicap mental, comme Chiara, atteinte de trisomie 21. "J’adore, je connais par cœur les gestes, je me suis fait des amis". Une employés surmotivée accompagnée par des managers bienveillants. Ici pas de "Oui chef !", les ordres sont donnés avec empathie et dans la bonne humeur. "Il faut vivre avec eux pour comprendre. Quand on est ensemble, c’est tout le temps des câlins, des bisous, ils ne sont pas méchants du tout", raconte Sebastien Godec, chef cuisinier à "L'oiseau rieur".

Changer le regard sur le handicap

En cuisine ou en salle, chacun a trouvé sa place. Des employés heureux et épanouis d’avoir gagné en autonomie. "Je suis très fière de ce que je suis, j'ai peut-être un petit projet dans l'avenir, trouver un appartement. Donc je mets toutes les chances de mon côté", explique Sami, serveur. 

Les clients, qu’ils soient concernés ou non par le problème du handicap, apprécient l’ambiance conviviale de ce restaurant inclusif. L'établissement s'est inspiré des "Cafés joyeux" qui emploient des personnes autistes ou trisomiques, dans ce secteur aux conditions de travail difficiles. Depuis 2017, cinq bistrots de ce type ont ouvert leurs portes en France, dont trois à Paris. Un concept que l’on doit à un Yann Bucaille Lanzerac. Un entrepreneur passionné, qui a fait fortune dans le domaine de l’énergie. De nouveaux "Cafés joyeux" devraient ouvrir, notamment à Lyon, le 8 décembre, jour d'ouverture de la Fête des Lumières 2021.

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