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Être obèse en 2017, pas une promenade de santé

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France Télévisions

La grossophobie va au-delà du simple "racisme envers les gros" : il s'agit d'un problème sociétal qui s'illustre par de nombreuses discriminations.

D'après Gabrielle Deydier, auteure de "On ne naît pas grosse", "la grossophobie, c’est une discrimination systémique qui résulte du poids de la personne"

Discriminé(e)s tout au long de la vie

La discrimination s'exerce dès l’école, où les enfants relayent beaucoup d’idées reçues sur les personnes en surpoids. Le monde professionnel n’est pas non plus exempt de tout reproche sur le sujet.

Sylvie Benkemoun, vice-présidente du groupe de réflexion sur l’obésité et le surpoids, indiquait sur LCI : “Au niveau du recrutement, on peut justifier le rejet en disant 'Bah de toute façon c'est quelqu'un en mauvaise santé.' "

D’après un rapport de 2016 de l’Organisation Internationale du Travail (OIT), à l’embauche, les femmes obèses seraient 8 fois plus souvent discriminées à cause de leur apparence physique.

Les personnes obèses sont-elles responsables de leur surpoids ?

Gabrielle Deydier prévient que “l’obésité est une maladie chronique et multifactorielle donc il faut avoir des prédispositions génétiques mais pas que. Il y a l’inné et il y a l’acquis.”

La pauvreté est également un facteur social aggravant. En France, un tiers des femmes obèses gagnent moins de 450 euros par mois, d’après un rapport de l’INSERM.

Enfin, les personnes ayant subi des violences sexuelles sont surreprésentées chez les personnes obèses...

Aujourd’hui, un adulte sur deux et un enfant sur six sont en surpoids.

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