VIDEO. Et vous, exercez-vous un "bullshit job" ?

S’ennuyer, avoir l’impression qu’on ne fait rien d’utile et en être frustré. Ce sont les effets des "travails à la con". L’anthropologue David Graeber nous explique ce phénomène en détails.

BRUT

Garder une pièce vide de musée sans avoir le droit d’avoir son téléphone ou un livre. C’est l’exemple type d’un "bullshit job" (comprenez "travail à la con"), selon David Graeber. Pour cet anthropologue, cette profession est tellement absurde que celui qui l’occupe ne peut pas expliquer pourquoi il l’exerce. "[Il] a même le sentiment que si son travail n’existait pas, il n’y aurait aucune différence, voir que le monde serait meilleur." 

En Grande-Bretagne ou aux Pays-Bas, des études ont pu montrer qu’entre 37 et 40 % des personnes interrogées sentent que leur travail ne sert à rien. "Je m’attendais à un chiffre comme 10 à 15 % mais c’est en fait un tiers des emplois", relève l’anthropologue. 

Partir pour être heureux

David Graeber évoque également ces cas de personnes qui considéraient leur emploi comme "tellement bidon" qu’elles ont préféré démissionner. Certains ont donc quitté leur travail afin de devenir musicien, parent au foyer ou même professeur de mathématiques dans une réserve amérindienne au Canada. "S'ils arrivent à trouver un moyen d’avoir de l’argent, sans compter sur leur famille, en faisant un travail enrichissant, la plupart le font."

VIDEO. Et vous, exercez-vous un \"bullshit job\" ?
VIDEO. Et vous, exercez-vous un "bullshit job" ? (BRUT)