Un peu plus de la moitié des Français sont opposés à l'idée de "travailler plus", selon un sondage

 Ce sondage relève de grandes disparités selon l'âge, l'électorat et la profession. Ainsi, chez les 65 ans et plus, 67% des personnes interrogées sont pour travailler plus.

Une majorité de Français interrogés sur la possibilité de \"travailler plus\" y sont opposés (54%), selon un sondage Ifop pour le \"JDD\", publié le 21 avril 2019.
Une majorité de Français interrogés sur la possibilité de "travailler plus" y sont opposés (54%), selon un sondage Ifop pour le "JDD", publié le 21 avril 2019. (MAXPPP)

Interrogés sur l'intention du président de la République, à l'issue du grand débat national, d'évoquer le principe de "travailler plus", 54% des Français y sont opposés, selon un sondage Ifop pour le JDD, publié dimanche 21 avril. Mais ce sondage relève de grandes disparités selon l'âge, l'électorat et la profession.

Ainsi, 75% des personnes proches de LREM et même 84% des répondants proches des Républicains (LR) sont d'accord avec l'idée de travailler plus, 62% des sympathisants du PS, 65% de ceux de La France insoumise et 67% de ceux du Rassemblement national y sont opposés.

La piste d'une nouvelle journée de solidarité

Les disparités sont importantes également selon l'âge des répondants. En dessous de 35 ans, 56% sont opposés à l'idée de travailler plus, une proportion sensiblement la même que dans la population de 35 ans et plus (53% contre). Mais les différences s'accentuent au sein de ce deuxième sous-groupe : parmi les 50-64 ans, l'opposition à l'idée de travailler plus grimpe à 65%, tandis qu'à l'inverse parmi les 65 ans et plus, 67% des personnes interrogées sont pour.

Enfin, 55% des artisans et commerçants sont favorables au fait de travailler plus, le taux tombe à 29% chez les ouvriers. Les dirigeants d'entreprises approuvent l'idée à 61%, mais ils ne sont que 39% parmi les salariés du privé, 35% parmi ceux du public et 26% parmi les chômeurs.

Interrogée par l'hebdomadaire sur le sujet, la députée LREM Aurore Bergé défend la proposition de son parti "d'une nouvelle journée de solidarité pour financer la prise en charge de la dépendance et du grand âge", se disant "persuadée que les Français sont d'accord pour travailler plus si on explique que 100 % des recettes de la journée de solidarité sont consacrées à la baisse de leurs impôts ou au financement des Ehpad".

*Le sondage Ifop a été réalisé en ligne du 17 au 19 avril, auprès d'un échantillon de 1 009 personnes représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus, selon la méthode des quotas.