Santé et qualité de vie au travail : moins d'un salarié sur trois se déclare très engagé envers son travail

Selon une enquête que France Inter a pu consulter, l'envie de se faire prescrire un arrêt de travail par un médecin sans même être malade a plus que doublé depuis dix ans.

Un salarié sur deux dit être en situation de fragilité d\'ordre personnel ou professionnel.
Un salarié sur deux dit être en situation de fragilité d'ordre personnel ou professionnel. (JULIO PELAEZ / MAXPPP)

Moins d'un salarié sur trois (30%) se déclare très engagé envers son travail, selon le baromètre Santé et qualité de vie au travail de l'assureur Malakoff-Médéric, publié jeudi 20 septembre et que France Inter a pu consulter en avant-première. Ils étaient 41% en 2009.

"Les salariés déclarent faire de la présence pour faire de la présence"

"La capacité à recommander son entreprise, la fierté, le plaisir à venir travailler le matin, s'érodent depuis trois à quatre ans. Les salariés déclarent faire de la présence pour faire de la présence", explique Anne-Sophie Godon, directrice de l’innovation du groupe Malakoff-Médéric. Ainsi, l'envie de se faire prescrire un arrêt de travail par un médecin sans même être malade a plus que doublé depuis dix ans. Selon ce baromètre, une majorité de Français juge pourtant son travail physiquement moins fatiguant qu'il y a dix ans, et estime que sa qualité de vie au travail s'est améliorée.

Difficile conciliation entre travail et vie personnelle

Mais les salariés ont de plus en plus de mal à concilier travail et vie personnelle. Un salarié sur deux dit être en situation de fragilité d'ordre personnel ou professionnel. Près de 20% des salariés sont en situation d'aider un proche, et la moitié d'entre eux l'hébergent chez eux. Le vieillissement et l'allongement de la vie professionnelle inquiètent. Il ressort de ce baromètre que plus de 70% des salariés de plus de 50 ans se déclarent incapables de travailler au même rythme dans les dix prochaines années.