Masque obligatoire en entreprise : "On aurait préféré qu'on nous fasse confiance", regrette l'association des DRH

Le gouvernement a décidé de rendre le port du masque obligatoire dans les entreprises à partir du mardi https://www.francetvinfo.fr/economie/emploi/carriere/vie-professionnelle/sante-au-travail/coronavirus-le-port-du-masque-dans-les-entreprises-devient-obligatoire-ce-mardi_4090203.html1er septembre.

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Des salariés d'une agence immobilière travaillent en portant le masque à Nice le 24 août 2020.  (DYLAN MEIFFRET / MAXPPP)

À la veille de l'entrée en vigueur du port du masque obligatoire au travail, le vice-président délégué de l'Association nationale des directeurs de ressources humaines (ANDRH) Benoît Serre assure lundi 31 août sur franceinfo que sa profession "aurait préféré qu'on nous fasse confiance. Je pense que depuis le mois de mars, les entreprises ont démontré leur capacité à s'adapter à grande vitesse. (…) Je crois que les entreprises sont prêtes parce qu'elles protègent leurs salariés depuis des mois", martèle-t-il.

Benoît Serre déplore le fait que le protocole sanitaire à appliquer en entreprise ne soit pas déjà connu en détail : "Les atermoiements qu'on entend et ce qu'on attend de la réunion d'encore aujourd'hui ne nous facilitent pas la vie. (…) Ce qui est ennuyeux, c'est qu'on est le 31 août, que le protocole est applicable demain matin [1er septembre], qu'on attend cet après-midi des décisions qu'il faut un peu de temps pour organiser."

Mettre en place une règle commune pour annoncer des dérogations, ça signifie bien que la règle commune n'était pas possible

Benoît Serre

à franceinfo

La ministre du Travail Elisabeth Borne a déjà prévu que des dérogations au protocole pourront être accordées, alors le vice-président de l'ANDRH comprend encore moins l'utilité de ce protocole uniformisé : "Vous n'allez pas avoir le même protocole et les mêmes contraintes selon que vous êtes dans une tour à La Défense ou dans une PME en province", remarque-t-il, "on aurait préféré avoir un protocole plus léger, non pas pour alléger les choses, mais pour laisser les entreprises choisir leur mode de fonctionnement le plus adapté en fonction de leur réalité".

Par ailleurs, Benoît Serre critique la réduction de la liste des personnels vulnérables ayant droit à une activité partielle : "Ca va nous créer des problèmes dans l'entreprise parce qu'on nous demande d'adapter le travail en fonction des gens sans leur autoriser le chômage partiel, ce qui est une forme d'incohérence. Le jour où on sera contrôlé par l'inspection du travail, comment ça va se passer ? C'est un des points qui est inconnu dans cette histoire."

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