Hôpital psychiatrique de Rouen : les négociations sont suspendues jusqu'à vendredi

L'Agence régionale de santé et l'intersyndicale de l'hôpital psychiatrique du Rouvray, à Sotteville-lès-Rouen, ont suspendu les négociations jeudi 7 juin dans la soirée. Elles reprendront vendredi matin, selon les syndicats.

Centre hospitalier du Rouvray à Sotteville-lès-Rouen, le 4 août 2005.
Centre hospitalier du Rouvray à Sotteville-lès-Rouen, le 4 août 2005. (CHRISTIAN CARIAT / MAXPPP)

L'Agence régional de santé (ARS) et l'intersyndicale de l'hôpital psychiatrique du Rouvray, à Sotteville-lès-Rouen, ont suspendu les négociations jeudi 7 juin 2018 dans la soirée, au bout de six heures de discussion. Elles reprendront vendredi à 10h, selon les syndicats.

Quatre agents sont toujours en grève de la faim, dont l'un depuis 18 jours (21 mai). Quatre autres ont été hospitalisés. L'ARS propose désormais la création de 26 postes, les salariés en réclament toujours 52, pour avoir de meilleures conditions de travail et mieux accueillir les patients. "Insuffisant, juge Jean-Yves Herment, délégué CFDT, auprès de France Bleu Normandie. Ça ne vaut pas une grève de la faim et deux mois et demi de conflit social".

"Le chiffre annoncé en fin de journée n'est pas le même qu'en début d'après-midi, il a évolué dans le bon sens", poursuit Marc Aurélien, délégué CFTC.

Les syndicats préviennent : dès que l'ARS accède à leur demande de 52 créations de postes, le mouvement social et la grève de la faim prendront fin. D'ici là, ils n'excluent pas d'autres actions, à l'image du blocage routier organisé dans Rouen mercredi matin.