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Covid-19 : le recours au télétravail n'a pas beaucoup progressé début janvier, déplore le ministère du Travail

La part de télétravailleurs est restée relativement stable lors de la première semaine de l'année, par rapport à la mi-décembre, selon un sondage Harris interactive réalisé pour le ministère, qui juge que ces résultats ne sont "pas à la hauteur de la situation sanitaire".

Article rédigé par franceinfo avec AFP
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Temps de lecture : 1 min
Une salariée en télétravail à Marseille (Bouches-du-Rhône), le 9 janvier 2022. (MAXPPP)

Face au variant Omicron qui galope, le protocole sanitaire dans les entreprises prévoit que les employeurs fixent "un nombre minimal de trois jours de télétravail par semaine, pour les postes qui le permettent", nombre qui peut être porté à quatre jours par semaine. Et pourtant, le recours au télétravail n'a pas progressé de façon notable début janvier, selon un sondage Harris interactive réalisé pour le ministère du Travail, qui a jugé, mardi 11 janvier, que ces résultats ne sont "pas à la hauteur de la situation sanitaire".

Au cours de la semaine du 3 au 9 janvier, la part de télétravailleurs est restée relativement stable par rapport à la mi-décembre. Parmi les actifs ayant travaillé, 29% ont télétravaillé au moins partiellement (contre 30% la semaine du 13 au 19 décembre), et parmi les actifs pouvant télétravailler facilement, 60% ont télétravaillé au moins partiellement (58% mi-décembre).

Une légère augmentation en Ile-de-France

En Ile-de-France, le télétravail a davantage progressé : 69% des actifs pouvant télétravailler facilement l'ont fait, contre 62% mi-décembre. Le nombre de jours télétravaillés a néanmoins légèrement augmenté chez les actifs ayant déclaré travailler à distance, passant de 3 jours en moyenne mi-décembre à 3,3 jours début janvier.

Au vu de ces chiffres, le ministère du Travail défend la pertinence des amendes administratives prévues par le projet de loi instaurant le pass vaccinal (jusqu'à 1 000 euros par salarié en cas de non-respect des consignes sanitaires), arguant "qu'on ne peut pas transiger avec la protection de la santé des salariés"

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