Burnout : des Sud-Coréens “en prison” pour souffler

Comment prévenir le burnout ? En Corée du Sud, un de pays où les salariés cumulent le plus grand nombre d’heures de travail au monde, la gestion du stress au bureau est une des préoccupations principales.

France 2

Nayeon Kim vit ses dernières heures de liberté. Cette jeune coréenne, responsable de communication, s’apprête à s’enfermer 24 heures dans un bâtiment aux allures de prison. Les règles y sont dignes de l’univers carcéral. Les portes sont fermées à double tour pour éviter toute tentation. Son téléphone est confisqué, elle ne le retrouvera qu’à la fin de son séjour. Une méthode extrême. Nayeon Kim paye 80 euros la nuit pour séjourner volontairement dans cette cellule de quatre mètres carrés.

“Je me suis rendu compte que j’étais à deux doigts d’exploser”

Son but est d’échapper à un rythme de travail effréné : "Au travail, je commence à 9 heures et je finis à 17 heures. Mais en vrai, je ne pars jamais avant 23 heures. Un jour, je me suis rendu compte que j’étais à deux doigts d’exploser." Elle n’est pas la seule. Le pays du matin calme est aussi celui des heures supplémentaires. La Corée du Sud est le pays où l’on travaille le plus au monde.

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Des piétons portant des masques traversent la route dans le centre de Séoul, en Corée du Sud, le 23 juin 2020.
Des piétons portant des masques traversent la route dans le centre de Séoul, en Corée du Sud, le 23 juin 2020. (JUNG YEON-JE / AFP)