Bore-out : une entreprise condamnée pour la première fois

Victime de bore-out, d'ennui au travail faute de tâches à accomplir, Frédéric Desnard est le premier à avoir obtenu la condamnation de son ancien employeur.

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FRANCEINFO

Frédéric Desnard travaillait dans une grande entreprise du luxe. Après la perte d'un gros client, sa société ne lui confie plus aucune tâche. Pendant des mois, il souffre de bore-out, d'ennui au travail, l'inverse du burn-out, l'épuisement professionnel. Cette placardisation lui est vite devenue insupportable et a créé chez lui un sentiment d'inutilité. "L'ennui au travail, c'est absolument terrible. Puisque d'abord vos collègues vous fuient. Vous, vous fuyez vos collègues, vous n'allez plus déjeuner avec eux, tout simplement parce que vous n'avez plus rien à leur dire. Vous vous détruisez psychologiquement, totalement", témoigne-t-il.

Première condamnation

Sa santé se dégrade et il obtient six mois d'arrêt maladie durant lesquels son employeur le licencie. Les médecins ont pu établir une relation entre sa maladie et la situation d'ennui au travail. En 2015, avec son avocat, il porte plainte pour licenciement abusif. Son ex-employeur vient d'être condamné. Il est le 1er salarié à faire condamner son ancien employeur pour "ennui au travail", il touchera 50 000€ de dommages et intérêts. Il n'est aujourd'hui plus en capacité de travailler. 

Kim Dong-chul, l\'un des trois détenus libérés, photographié par l\'agence officielle nord-coréenne pendant une conférence de presse, le 25 mars 2016 à Pyongyang.
Kim Dong-chul, l'un des trois détenus libérés, photographié par l'agence officielle nord-coréenne pendant une conférence de presse, le 25 mars 2016 à Pyongyang. (KCNA VIA KNS / AFP)