Retraites : Thierry Breton assure que ce n'est pas l'Europe qui impose la réforme mais il l'estime "nécessaire"

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D'après Thierry Breton, commissaire européen au marché intérieur, "tout le monde sait qu'il faut absolument avoir des régimes de retraite qui soient équilibrés donc il est normal que la France se penche sur cette question".

Le commissaire européen au marché intérieur Thierry Breton assure lundi 27 juin sur franceinfo que ce n'est pas l'Europe qui impose à Emmanuel Macron de réformer le système des retraites français, mais il l'estime "nécessaire au regard du déséquilibre de nos pensions aujourd'hui". Il pense aussi que la France doit réduire son déficit au nom des générations futures.

Alors que des élus La France insoumise, Les Républicains ou encore Debout la France accusent depuis plusieurs années l'Europe d'imposer une réforme des retraites à Emmanuel Macron, Thierry Breton répond qu'une "partie de l'opposition, en particulier les extrêmes, n'est pas vraiment en faveur des politiques européennes, ce n'est un secret pour personne donc on accuse l'Europe de tous les maux, mais ce n'est pas vrai".

Néanmoins, "tout le monde sait qu'il faut absolument avoir des régimes de retraite qui soient équilibrés donc il est normal que la France se penche sur cette question, continue-t-il. [Cette réforme] est nécessaire au regard du déséquilibre de nos pensions aujourd'hui, mais c'est vrai pour chaque Etat membre qui est en déséquilibre, ce n'est pas uniquement la France". Le commissaire européen pense également que la France doit réduire ses dépenses pour que le déficit public atteigne 3% du PIB à partir de 2027, au lieu de 6,5% en 2021 selon l'Insee.

"Un pays ne peut pas vivre en permanence sur le dos des générations à venir. A partir du moment où vous êtes au-delà des 3% de déficit, ça veut dire que vous empruntez sur le dos de vos enfants pour faire le fonctionnement d'aujourd'hui. Les familles qui m'entendent savent que ce n'est pas normal. C'est moralement inacceptable. (…) Bien sûr que la France est trop endettée, et la quasi-totalité des Etats membres est trop endettée aujourd'hui. Le risque, c'est qu'on empêche les générations à venir de faire ce qu'elles ont à faire", insiste-t-il.

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