Retraites complémentaires : un an de plus pour éviter le malus

À partir du 1er janvier, les salariés du privé verront leurs cotisations retraite augmenter en fonction de leur salaire et ils devront travailler un an de plus pour bénéficier d'une pension à taux plein.

France 2

Pour toucher l'intégralité de leur retraite complémentaire, tous les salariés du privé nés à partir de 1957 vont devoir travailler un an de plus. À partir du 1er janvier prochain, il faudra attendre l'âge de 63 ans pour toucher sa retraite complémentaire pleine. En partant à 62 ans, l'âge légal, et même en ayant tous les trimestres, une décote de 10% sera appliquée pendant trois ans. À l'inverse, travailler une année de plus donnera droit à une majoration de 10% pendant un an. Pour certains futurs retraités, la pilule a du mal à passer.

Des simulateurs en ligne

Concrètement, pour une retraitée partie à 62 ans avec une pension de 1 600 € par mois, le manque à gagner sera de 50 € par mois pendant trois ans. La réforme pourrait faire économiser aux caisses de retraite près de 800 millions d'euros par an même si, selon le directeur d'AGIRC-ARRCO François-Xavier Selleret, ce n'est pas l'objectif. Pour lui, il s'agit surtout de consolider le système des retraites pour l'assurer aux générations suivantes. Pour mesurer l'impact de ce nouveau bonus-malus sur les futures pensions, des simulateurs ont été mis en ligne par les caisses de retraite.

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plus de 35 000 contributions et plus de 200 000 visiteurs ont été recensées sur la plateforme internet dédiée à la réforme des retraites. (JOEL SAGET / AFP)