Réforme des retraites : pourquoi une concertation d'un an ?

Gérald Darmanin a annoncé vendredi 30 août un an de concertation sur la réforme des retraites. La journaliste Nathalie Saint-Criq analyse cette décision sur le plateau du 20 heures de France 2.

FRANCE 2

Effet des "gilets jaunes" ? Cacophonie gouvernementale ? Sagesse ? Les questions se posent après l'annonce de Gérald Darmanin vendredi 30 août : la réforme des retraites ne se fera pas avant un an de concertation. "C'est une opération de déminage XXL. Il se passe que l'exécutif considère qu'il danse sur un volcan ou au minimum sur un baril de poudre donc un an, quelques mois de réflexion, on ne va pas ergoter", détaille la journaliste Nathalie Saint-Criq.

"Réformer autrement pour réformer mieux"

L'acte deux du quinquennat devra donc jouer avec les prochains enjeux électoraux, selon la cheffe du service politique de France 2. "C'est la fin de la méthode à la hussarde, sabre au clair et puis (...) il y a les municipales en 2020, la présidentielle en 2022 qui va vite se rapprocher. Et on ne peut pas entièrement exclure qu'Emmanuel Macron fasse plus qu'y songer en se rasant. Tout l'enjeu, ça va être de donner l'impression qu'il n'y a pas d'immobilisme, pas de recul et (...) on va nous vendre un 'réformer autrement pour réformer mieux', ce sera surement le gimmick de l'acte deux du quinquennat", analyse Nathalie Saint-Criq.

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Le haut-commissaire à la réforme des retraites Jean-Paul Delevoye remet son rapport au Premier ministre Edouard Philippe à Matignon, à Paris, le 18 juillet 2019.
Le haut-commissaire à la réforme des retraites Jean-Paul Delevoye remet son rapport au Premier ministre Edouard Philippe à Matignon, à Paris, le 18 juillet 2019. (KENZO TRIBOUILLARD / AFP)