Les retraités dans la rue pour défendre les retraites complémentaires

Les retraités sont en colère. Depuis 2013, le montant de leur pensions de retraite n'a pas été revu à la hausse. Pour nombre d'entre eux le problème devient grave. Les équipes de France 3 ont rencontré des retraités concernés par la question.

FRANCE 3

Les retraités sont dans la rue. Le noeud du problème : leurs pensions de retraite et notamment le système de retraite complémentaire. Hélène est retraitée. Elle a commencé à travailler à l'âge de 14 ans comme couturière, puis 20 ans à l'usine et comme caissière. 1 480 euros par mois dont 400 euros de retraite complémentaire. Pour elle, toutes ces années de cotisation ne peuvent avoir servi à rien : "Déjà moi j'attends la justice, c'est à dire une augmentation des retraites complémentaires et puis qu'ils ne touchent pas à la réversion c'est quelque chose qui est vraiment dommageable, ça ce n'est pas possible, quand on a travaillé toute sa vie, on a le droit de vivre bien, je ne parle pas de luxe ni de grand voyage, juste la normalité pour vivre après avoir commencé à travailler à l'âge de 14 ans", commente la retraitée au micro de France 3.

Les pensions de réversion

Ces pensions, c'est la part de retraite versée au conjoint survivant en cas de décès. Pour les veuves, l'apport est souvent indispensable. C'est pour défendre cet acquis menacé par le Medef qu’Hélène est descendue dans la rue. En effet, l'organisation patronale propose de faire sept milliards d'économie en gelant le montant des retraites complémentaires pendant trois ans. Les partenaires sociaux ont jusqu'à fin juin pour trouver des solutions.

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Une personne entre, le 16 ocotbre 2012 à Paris, au siège social des organismes de retraite complémentaire Agirc et Arrco.
Une personne entre, le 16 ocotbre 2012 à Paris, au siège social des organismes de retraite complémentaire Agirc et Arrco. (KENZO TRIBOUILLARD / AFP)