Réforme des retraites : l'instauration d'un âge pivot à 64 ans permettrait de faire 3 milliards d'euros d'économies en 2022, selon le gouvernement

Ces informations sont contenues dans un document remis vendredi aux partenaires sociaux à Matignon, dans le cadre des réunions bilatérales sur la conférence de financement. 

Le Premier ministre Edouard Philippe (au centre), entouré de la ministre de la Santé Agnès Buzyn (à gauche) et du secrétaire d\'Etat chargé des Retraites Laurent Pietraszewski (à droite), lors d\'une réunion avec les dirigeants syndicaux à Matignon à Paris, le 10 janvier 2020. 
Le Premier ministre Edouard Philippe (au centre), entouré de la ministre de la Santé Agnès Buzyn (à gauche) et du secrétaire d'Etat chargé des Retraites Laurent Pietraszewski (à droite), lors d'une réunion avec les dirigeants syndicaux à Matignon à Paris, le 10 janvier 2020.  (CHARLES PLATIAU / POOL / AFP)

L'instauration d'un âge pivot de départ à la retraite à 64 ans permettrait de faire trois milliards d'euros d'économies dès 2022 et 12 milliards en 2027, indique un document remis vendredi 10 janvier aux partenaires sociaux à Matignon, dans le cadre des bilatérales sur la conférence de financement. 

En 2023, les économies seront de 5 milliards, puis de 6,5 milliards en 2024, 9 milliards en 2025 et 11 milliards en 2026, selon ce document présenté aux représentants des syndicats et du patronat, reçus vendredi dans le cadre de réunions bilatérales pour parler d'une "conférence de financement" du système de retraites.

Pour un tiers (32%) des assurés, l'âge pivot décalera l'âge de départ de 62 à 64 ans, un autre tiers (37%) ne sera pas touché ("inaptes, invalides, handicapés") ou pas concerné car l'âge pivot sera plus bas que le droit commun (carrières longues, pénibilité, régaliens). Pour le dernier tiers (31%), l'âge pivot "joue positivement : ceux qui partent tard aujourd'hui peuvent partir plus tôt", selon ce document.