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Mory Ducros : la reprise presque bouclée ?

Le comité d'entreprise a repris jeudi après-midi, sur le volet social de la reprise de Mory Ducros portée par Arcole Industries. La veille, les discussions entre le repreneur du transporteur et l'administrateur judiciaire ont buté sur les critères de licenciement. La situation est tendue, mais ce jeudi après-midi, l'administrateur se dit optimiste. Arnaud Montebourg, appelle, lui, à "la sagesse". 
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Radio France
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Franceinfo (Franceinfo)

La patience des employés du transporteur Mory Ducros est mise en à rude
épreuve : ils savent que le repreneur, Arcole Industries, gardera moins de
la moitié des effectifs, soit 2 210 salariés. Si le plan de reprise a été validé par le tribunal de commerce, il doit à présent recevoir le feu vert de l'administration pour le contrôle de légalité. A mi-chemin, les critères de licenciement décidés par le repreneur bloquent le processus et un accord syndical pourrait se fissurer.

L'offre de reprise n'a pas tout réglé

Trois semaines après la validation de l'offre de reprise par
le tribunal de commerce de Pontoise, le spectre d'une liquidation judiciaire n'est pas écarté.
Le risque est évoqué par un responsable de la CFDT : Thierry Cordier vise le
patron d'Arcole qui voudrait "faire
son marché" 
parmi les salariés. 

"  En cas d'échec des discussions, le président d'Arcole
portera  la responsabilité d'une liquidation judiciaire. "

Qui sera pris ? qui sera gardé ? Le repreneur souhaite inclure des critères de "compétence professionnelle"  pour faire la liste. Des critères présentés par la CGT comme "un droit de vie ou de mort sur les salariés"  qui ne passera l'étape du tribunal. La CGT représentée par Jérôme Vérité estime au final que si l'administrateur
judiciaire se montre très tatillon sur les critères de licenciement, c'est qu'il
craint un retour de bâton au tribunal administratif, avec "une
invalidation"
 du plan d'Arcole. 

Un accord syndical fragile

Le texte d'accord signé autour du plan social par FO, la CFTC, la CFE-CGC, et la CFDT prévoit le montant des indemnités pour les salariés qui perdront leur emploi. Mais la
signature de la CFDT
pourrait être remise en cause et même invalidée, pour des raisons de
procédure. Mercredi, la CGT avait annoncé son refus de signer,
après avoir pris le pouls de ses adhérents sur une trentaine de sites. Jeudi après midi, l'administrateur judiciaire a dit avoir "bon espoir" qu'il y ait un accord avec le repreneur. Philippe Blériot a précisé au passage qu'il attendait des engagements écrits. Un document qu'il espère présenter au CE vendredi à 9H30. Un espoir partagé par le ministre du Rerdressement productif, Arnaud Montebourg, qui appelle toutes les parties à "trouver la voie de la sagesse pour trouver une solution commune". 

 

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