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Le CCE d'ArcelorMittal déçoit

La direction et les représentants des salariés du groupe sidérurgiste ArcelorMittal se réunissaient jeudi en comité central d'entreprise extraordinaire pour évoquer l'accord conclu avec le gouvernement, dénoncé par la CGT et FO qui ont quitté le comité au bout d'une heure pour manifester leur désaccord.
Article rédigé par
Radio France
Publié Mis à jour
Temps de lecture : 2 min.
 (Maxppp)

Le comité central
d'entreprise extraordinaire d'ArcelorMittal s'est ouvert dans une ambiance
tendue en début d'après-midi à Paris. Le CCE était la séquence attendue
par les syndicats pour que la direction d'ArcelorMittal s'explique devant les
représentants des salariés
. Ces derniers s'estimaient  "trahis " et "désabusés ",
et leur présenter les engagements pris auprès du gouvernement, notamment pour
le site mosellan de Florange, et justifier ses choix contestés.

CGT et FO quittent le comité au bout d'une heure

A peine s'était-il
ouvert, qu'une heure après, CGT et FO claquaient la porte du CCE pour manifester leur
refus "catégorique " de l'accord du 30 novembre conclu entre le
géant de l'acier et le gouvernement Ayrault : la belle unité des
syndicats de Florange semble se fissurer.

Force Ouvrière dénonce un accord "scélérat" , qui entérinerait la fermeture des haut-fourneaux :
avec d'autres, Norbert Sima a donc claqué la porte du comité : "Ce qui est en train de se faire là, c'est pire qu'un
plan social : un plan social, on l'aurait négocié, là il n'y a rien à
négocier... On ne nous demande pas notre avis, on nous informe !  Dix
huit mois de lutte pour être
"informés " à propos d'une décision conclue
entre une partie du gouvernement et la direction...
"

Quelques minutes plus tard,
la CGT boycottait, elle aussi, la réunion, appelant "les salariés partout sur les
sites en France à la mobilisation dans l'unité syndicale
", en accusant
la direction de mener une politique de "casse industrielle et sociale ". 

La CGT et FO avaient déjà annoncé leur décision de bouder les travaux de la commission de suivi des engagements, créée non pour "renégocier " l'accord mais pour veiller à sa bonne application et confiée au sous-préfet de Thionville, en Moselle, François Marzorati.

La CFDT attend la suite

La CFDT a, de son côté, entendu rester. Jean-Marc
Vétrin, de la CFDT, le syndicat le plus en pointe dans le dossier, attend du
CCE qu'il apporte des précisions sur les engagements de Mittal, et en
particulier sur les 180 millions d'investissements promis à Florange : "Je ne
sortirai pas de ce CCE tant qu'on n'a pas le calendrier, les investissements exacts,
à quelle hauteur... Et plus généralement, comment ca va se passer
".

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