Les opposants à la loi Travail lancent une "motion de censure citoyenne" sur internet

La féministe Caroline De Haas, à l'origine de la pétition contre la loi Travail, figure parmi les initiateurs de cette action.

Capture d\'écran du site de la motion de censure citoyenne contre le 49.3, lancée le 12 mai 2016. 
Capture d'écran du site de la motion de censure citoyenne contre le 49.3, lancée le 12 mai 2016.  (MOTIONDECENSURE.FR)

Ils y vont de leur motion de censure. Les initiateurs de la pétition "loi Travail non merci" ont lancé, jeudi 12 mai sur internet, une "motion de censure citoyenne" contre le recours au 49.3 par le gouvernement sur la réforme du Code du travail.  Alors qu'une motion de censure de la droite doit être débattue dans l'après-midi à l'Assemblée nationale, sur fond de manifestations dans toute la France contre le projet de loi, les citoyens sont appelés à participer à cette initiative en ligne sur le site motiondecensure.fr. Elle avait déjà recueilli la signature de plus de 50 000 personnes à 15 heures.

"Le gouvernement n'a pas de majorité pour voter cette loi, ni dans le pays ni à l'Assemblée. Il a décidé de passer en force, en utilisant une anomalie démocratique", dénonce le texte. La féministe Caroline De Haas, à l'origine de la pétition contre la loi Travail, fait partie des initiateurs de cette action.

L'opération a recueilli les signatures de "150 personnalités", dont l'écrivaine Annie Ernaux, les comédiens Philippe Torreton ou Christophe Alévêque, la chanteuse Juliette ou l'humoriste Didier Porte, précise-t-elle. Des syndicalistes, des universitaires, le collectif #OnVautMieuxQueÇa ou encore le journaliste François Ruffin, réalisateur de Merci patron !, film à l'origine du mouvement Nuit debout, figurent également parmi les signataires.