Loi Travail : la droite hausse le ton après les violences

Plusieurs voix à droite se sont élevées, vendredi 29 avril, pour envisager l'interdiction de manifester afin de stopper les casseurs.

France 3

Après les violences commises jeudi 28 avril en marge des rassemblements de contestation contre la loi Travai, la droite réclame l'interdiction des manifestations. Elle dénonce des cortèges incontrôlables alors que le pays est sous état d'urgence. "Aujourd'hui les policiers attendent des actes. Il faut interdire ces mouvements", estime Éric Ciotti, député Les Républicains des Alpes-Maritimes.

Rassemblements prévus les 1er et 3 mai

Le Front national va plus loin et demande la dissolution des groupements d'extrême gauche. Pour le Parti de Gauche, si les violences s'accentuent, c'est parce que l'exécutif s'acharne à faire passer la loi Travail. Face à de telles accusations, le gouvernement condamne les violences, mais défend la liberté de manifester. Il tente d'apaiser les esprits alors que d'autres rassemblements sont prévus le 1er mai, jour de la traditionnelle Fête du travail, puis le 3 mai, jour de présentation du projet de loi à l'Assemblée nationale

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La police anti-émeute face à des jeunes manifestants lors de la manifestation à Paris, le 5 avril 2016.
La police anti-émeute face à des jeunes manifestants lors de la manifestation à Paris, le 5 avril 2016. (MICHEL EULER / AP / SIPA)