Manifestation sauvage et heurts en marge d'un meeting pro-loi Travail

Des manifestants ont tenté d'assister au meeting de Manuel Valls, Myriam El-Khomri et le PS.

Des policier évacuent une opposante, pendant une manifestation en marge d\'un meeting pro-Loi Travail, à Paris, le 8 juin 2016.
Des policier évacuent une opposante, pendant une manifestation en marge d'un meeting pro-Loi Travail, à Paris, le 8 juin 2016. (JACQUES DEMARTHON / AFP)

Manuel Valls, la ministre du Travail Myriam El-Khomri et le numéro un du PS, Jean-Christophe Cambadélis, organisaient, mercredi 8 juin, un meeting de soutien au projet de loi Travail. Le meeting visait à resserrer les rangs de la majorité, divisés par un texte qui a entraîné un mouvement social sans équivalent depuis le début du quinquennat. L'occasion pour les opposants de se rappeler au souvenir des ténors socialistes, en tentant d'accéder au meeting.

En début de soirée, quelque 200 à 300 personnes, dont des membres de la CGT, étaient rassemblées à la sortie du métro, à une centaine de mètres de la salle où se tenait l'événement. Un groupe de quelques dizaines de personnes a tenté, dans une ambiance tendue, de forcer le cordon de CRS et leurs camionnettes qui filtraient le passage, entre jets d'oeufs et slogans anti-socialistes. "Tout le monde déteste le PS", chantait la petite foule.

Les manifestants se sont ensuite éloignés sans incident, pour transformer leur action en manifestation sauvage près de la gare de Bercy, avant d'être dispersés.

Pendant ce temps, à l'intérieur des Salons de l'Aveyron, où se tenait le meeting, le Premier ministre a exprimé sa frustration face aux "procès en trahison de la gauche", et défendu sa voie entre "les méthodes régressives" de la droite et "le statu quo" de la gauche de la gauche. Et Myriam El-Khomri, cible d'une manifestation tôt mercredi matin aux abords de son domicile, a été ovationnée à plusieurs reprises par les quelque 500 militants et parlementaires présents.