DIRECT. Manifestation autorisée à Paris : "Aucun débordement, aucune violence ne seront tolérés", prévient Cazeneuve

Les manifestants partiront, jeudi, de la place de la Bastille, feront le tour du bassin de l'Arsenal et reviendront sur Bastille, ont annoncé Jean-Claude Mailly (FO) et Philippe Martinez (CGT).

Le ministre de l\'Intérieur, Bernard Cazeneuve, le 20 juin 2016 à Paris.
Le ministre de l'Intérieur, Bernard Cazeneuve, le 20 juin 2016 à Paris. (THOMAS SAMSON / AFP)
Ce qu'il faut savoir

Le ministère de l'Intérieur a assoupli sa position. La CGT et FO ont annoncé, mercredi 22 juin, avoir obtenu l'autorisation de manifester jeudi à Paris. Le défilé avait, dans un premier temps, été interdit par la préfecture de police, qui préférait un rassemblement statique. Le parcours, proposé par le ministère de l'Intérieur et accepté par les syndicats, est très court (moins de 2 km) dans le quartier de la Bastille.

Un parcours très court. Le parcours autorisé par le ministère de l'Intérieur est inédit : le cortège partira de la place de la Bastille, fera le tour du bassin de l'Arsenal, et reviendra sur la place de la Bastille. Philippe Martinez (CGT) et Jean-Claude Mailly (FO) ont eux-mêmes annoncé, lors d'une conférence de presse, ce compromis, "après des discussions serrées avec le ministère de l'Intérieur". Les deux leaders syndicaux avaient été reçus pendant 45 minutes dans la matinée par Bernard Cazeneuve.

La mise en garde de Cazeneuve. "Aucun débordement, aucune violence ne seront tolérés", a prevenu le ministre de l'Intérieur dans une déclaration à la presse en début d'après-midi. Le ministre a également indiqué qu'au terme de la manifestation de demain, des discussions sur la sécurisation des manifestations suivantes s'engageront avec la préfecture de police.

Les syndicats demandent à être reçus par Hollande. "Le président n'a d'autre issue que de réunir les organisations syndicales et de jeunesse très rapidement", a déclaré Philippe Martinez.

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19h37 : "J'aimerais bien que Manuel Valls accepte de dialoguer sur la loi Travail. (...) Il ne veut pas discuter."

Jean-Claude Mailly, secrétaire général de Force ouvrière, était l'invité de BFMTV il y a quelques minutes. Il déplore le manque de dialogue : "On a écrit au président on n'a pas de réponse. La liberté de manifester est une liberté fondamentale", insiste-t-il.

19h20 : Si vous comptez vous rendre à la manifestation, sachez que des fouilles de sacs seront opérées aux différents points de pré-filtrage installés en amont de la place de la Bastille, où la station de métro sera fermée.

19h20 : Gros dispositif de sécurité demain pour la manifestation. Des forces mobiles, des forces de sécurité intérieure, ainsi que la brigade fluviale jalonneront le trajet, une boucle de 1,8 km autour du port de l'Arsenal. La préfecture de police tweete le périmètre de sécurité et la carte de circulation.

18h40 : 2 000 policiers sont mobilisés et une centaine de personnes sont interdites de manifestation à Paris demain, annonce le préfet de police.

18h38 : "La CGT menace, le gouvernement obéit." "Trois décisions dans la même journée. Plus personne n'y comprend rien. Il n'y a plus d'autorité dans le pays", déplore le président du parti Les Républicains lors d'un point de presse au siège du parti.


(LR / FRANCETV INFO)

17h16 : Sur Twitter, les internautes ont préféré rire des hésitations du gouvernement. Francetv info a compilé les meilleurs commentaires.

17h16 : L'exécutif s'est offert un nouveau couac en faisant volte-face au sujet de la manifestation anti-loi Travail. Des atermoiements que certains attribuent à gauche à des tensions au sein de l'équipe gouvernementale sur la stratégie à suivre face aux syndicats. Francetv info vous propose le récit, heure par heure, de ces hésitations.




(MATTHIEU ALEXANDRE / AFP)

16h33 : "Aucun débordement, aucune violence" ne seront "tolérés", prévient Bernard Cazeneuve, après avoir autorisé la manifestation contre la loi Travail.




(FRANCETV INFO)

16h28 : "De nombreux manifestant-tes sont victimes de graves dysfonctionnements : délogés, pourchassés, blessés, interpellés par les forces de police alors même qu'ils n'ont commis aucune infraction !"

Les syndicats réclament une enquête parlementaire sur ces violences : "Dans le même temps, certains individus responsables de 'casse' sont contenus en tête de cortège sans jamais être neutralisés par les forces de police."

16h23 : Huit organisations syndicales réclament dans un communiqué l'ouverture d'une enquête parlementaire sur les "dysfonctionnements" du maintien de l'ordre et "les choix opérés par le ministère de l'Intérieur" lors des manifestations contre la loi Travail.

16h22 : Huit organisations, dont la CGT, réclament une enquête parlementaire sur les violences dans les manifestations contre la loi Travail.

14h45 : Sur Twitter, le tracé, très court, prévu pour la manifestation de demain fait réagir. Les syndicats se sont mis d'accord avec le ministère de l'Intérieur sur un parcours autour de bastille.

14h19 : Ce nouveau tracé ne convient pas à Jean-Luc Mélenchon. le leader du Parti de gauche, candidat à l'élection présidentielle, fait part de son mécontentement sur Twitter.

14h15 : Voici le tracé de la manifestation prévue demain autour de Bastille. Le parcours autour du bassin de l'Arsenal fait moins de deux kilomètres.

14h13 : Bonjour @anonyme. Pas de panique, je récapitule. La manifestation est finalement autorisée. les organisations syndicales et le ministère de l'Intérieur se sont mis d'accord sur un tracé autour de Bastille.

14h13 : Je ne comprends plus rien. La manif est interdite ? autorisée ?

14h16 : "J'appelle les organisateurs à la responsabilité. Aucun débordement, aucune violence ne seront tolérés"

Bernard Cazeneuve indique que les conditions des autres manifestations prévues seront étudiées après le rassemblement de demain.

14h07 : "Ils ont cependant étudié la possibilité d'étudier un cortège sur un parcours extrêmement court."

Bernard Cazeneuve s'exprime devant le ministère de l'Intérieur.

13h40 : Recul inacceptable du gouvernement face aux syndicats extrémistes. Soutien aux forces de l'ordre qui vont encore une fois subir et à la population exposée par ces irresponsables.

13h40 : Ce gouvernement n'est plus crédible, il doit démissionner ! Annoncer tout et son contraire dans la même journée, n'importe quoi !

13h40 : Il faut ouvrir un peu les yeux, ce n'était pas une interdiction de manifester, mais une protection contre les conséquences des manifestations, venez donc faire un tour dans le 15e arrondissement de Paris à la suite de la dernière manifestation, et venez nous dire si vous voulez ça en bas de chez vous.

13h39 : Sans juger du bien fondé de cette autorisation de manifestation quelques heures / minutes après qu'elle ait été interdite, il semble clair que le gouvernement ou l'Elysée n'ont plus aucune autorité. Les contraintes d'une future élection présidentielle l'emportent sur toute autre considération. PS : je suppose que ce post ne sera pas publié...

13h39 : Vous continuez à vous exprimer dans les commentaires sur la décision du gouvernement de finalement autoriser la manifestation de demain. Vous semblez un peu déroutés par ce rebondissement.

13h40 : Quels sont les articles les plus lus sur francetv info en ce milieu de journée ?

Notre direct sur le bras de fer entre gouvernement et syndicats. Ces derniers ont obtenu le droit de manifester jeudi "sur un parcours proposé par le ministère" de l'Intérieur.

• Infanticide à Berck : Fabienne Kabou révèle ses nombreux paradoxes au deuxième jour d'audience.

• La vidéo résumant le dernier débat dans la campagne du Brexit. Sur un ring au milieu d'un stade, le débat a opposé notamment l'ancien et le nouveau maire de Londres, Boris Johnson et Sadiq Khan.

13h12 : "On a écrit au président de la République, on a toujours pas de réponse."

Philippe Martinez assure que les organisations syndicales ont fait des propositions concrètes au gouvernement au sujet de la loi Travail.

13h11 : "Statique, ça veut dire qu'on est à un endroit et qu'on ne bouge pas. C'est bien une manifestation sur 1 km."

Jean-Claude Mailly assure qu'il s'agit bien d'une manifestation itinérante. Les manifestants partiront de la place de la Bastille, feront le tour du bassin de l'Arsenal et reviendront sur Bastille.

13h00 : Jean-Claude Mailly et Philippe Martinez ont indiqué qu'ils seront présents à la manifestation. Suivez la conférence de presse dans notre direct.

13h10 : Le parcours a été proposé par le ministre de l'Intérieur, Bernard Cazeneuve. Les syndicats défileront autour de Bastille. Il s'agit d'un parcours "plus sécurisé", indique Jean-Claude Mailly, leader de FO.

12h52 : "Les organisations syndicales et de jeunesse ont obtenu le droit de manifester à Paris, le 23 juin", annonce Philippe Martinez, leader de la CGT.

12h55 : La conférence de presse de l'intersyndicale vient de commencer. Elle est à suivre dans notre direct.

12h59 : "Je répondrai demain à l'appel des syndicats. Leur sang-froid est total."

Jean-Luc Mélenchon annonce sur Facebook son intention de participer à la manifestation interdite de demain : "Le coup de force est total. (...) Cette interdiction est un acte totalement disproportionné."

12h44 : J'ai l'impression que le gouvernement a commis une erreur strategique. Cette manifestation contre la loi travail est en train de devenir une manifestation pour le droit de manifester.

12h44 : Interdire une manif est digne d'un gouvernement totalitaire !

12h44 : Le gouvernement interdit la manifestations du 23 juin, c'est baffoué un droit Français. Il faut demander la démission de Hollande et Valls, il ne faut pas laisser faire.

12h44 : Je suis pour l'interdiction.

12h44 : Traduction du chef de l'état : vous n'aurez pas le droit de manifester tant que vous n'êtes pas d'accord avec nous !!! Alors la on touche le fond !!!

12h58 : Vous êtes toujours très nombreux à réagir dans les commentaires à l'interdiction de manifester prononcée par la préfecture de police de Paris. Nous ne pouvons pas passer toutes vos réactions, mais en voici quelques-unes.

12h47 : "On se met à la disposition des syndicats. S'ils décident de manifester, nous serons derrière eux et nous manifesterons avec eux."

Une dizaine de partis de la gauche de la gauche ont convenu de soutenir les syndicats s'ils décident de manifester demain, en dépit de l'interdiction. Eric Coquerel appelle François Hollande à "revenir sur cette décision hallucinante".

12h35 : La CFE-CGC a réagi à l'interdiction de manifester à Paris contre la loi Travail en exprimant "sa déception et son inquiétude" devant une décision qui relève d'une "cristallisation des postures, dangereuse pour la démocratie". La CFE-CGC, quatrième syndicat français, ne fait pourtant pas partie de l'intersyndicale opposée au projet de réforme.

12h29 : Il y a eu "des discussions serrées avec le ministre pour essayer de trouver une solution, on ne l'a pas encore pour le moment."

Le ministre de l'Intérieur, Bernard Cazeneuve, a reçu pendant près de 45 minutes les dirigeants de FO et de la CGT, Jean-Claude Mailly et Philippe Martinez, à la suite de la décision d'interdire la manifestation de demain à Paris.