Loi Travail : "Le projet de loi ne sera pas retiré", assure Hollande

Sur l'article 2, qui est au cœur des contestations, il assure, dans un entretien au quotidien régional "Sud-Ouest", que ses "principes seront maintenus".

François Hollande, à l\'Elysée, à Paris, le 24 mai 2016.
François Hollande, à l'Elysée, à Paris, le 24 mai 2016. (PATRICK KOVARIK / AFP)

Alors que la France traverse une semaine sociale chargée, François Hollande maintient le cap sur la loi Travail. Dans un entretien au quotidien régional Sud-Ouest, le chef de l'Etat déclare que c'est "une loi de progrès utile à notre pays", et qu'il "ne sera pas retiré".

Sur l'article 2, qui est au cœur des contestations, il assure que les "principes de l'article 2 seront maintenus". Il écarte les critiques en déclarant que le texte "prévoit que l'accord d'entreprise, pour être valide, devra être approuvé par les syndicats qui représentent une majorité de salariés. Il insiste : C'est un verrou très sérieux."

Pour le président, "le débat qui va s'ouvrir la semaine prochaine au Sénat sera intéressant : nous verrons ce que la droite proposera en matière de droit du travail puisqu'elle y est majoritaire. La comparaison fera sans doute progresser la raison".

"Ça va mieux"

Interrogé sur un éventuel recours au 49.3 en deuxième lecture, François Hollande dit "préférer que le texte soit adopté sans y avoir recours. Mais pas au prix d'un renoncement""Après six ou sept mois de débats, qui osera dire que le gouvernement sera passé en force ? Ensuite le texte s'appliquera et les Français pourront alors juger : il restera neuf mois jusqu'à l'élection présidentielle, ils verront concrètement s'il aura permis des progrès et se prononceront en conséquence", ajoute-t-il.

Par ailleurs, il se félicite des "deux mois consécutifs de baisse du chômage", "un résultat inédit depuis plus de cinq ans". "Ça va mieux donc, mais la partie est loin d'être gagnée, ne nous arrêtons pas là. Il y a encore trop de précarité, de difficultés et d'inquiétudes."