Loi Travail : les manifestations dégénèrent à Paris, Marseille, Lyon, Rennes et Nantes

Des incidents ont éclaté dans plusieurs villes lors de manifestations contre le projet de loi porté par Myriam El Khomri. 

Des heurts en marge de la manifestation contre la loi sur la réforme du Code du travail, à Paris, le 31 mars 2016.
Des heurts en marge de la manifestation contre la loi sur la réforme du Code du travail, à Paris, le 31 mars 2016. (CHRISTOPHE ENA /AP / SIPA)

Des incidents ont éclaté dans plusieurs villes de France, jeudi 31 mars, lors de rassemblements contre le projet de réforme du Code du travail porté par la ministre Myriam El Khomri. Près de 390 000 personnes ont battu le pavé partout dans le pays, a annoncé la police en fin de journée. Francetv info fait le tour des violences signalées.

Vingt interpellations à Lyon

Vingt personnes ont été interpellées à l'issue d'une manifestation qui a vu défiler 12 000 opposants au projet de loi, selon la préfecture, 30 000 selon les organisateurs. Les 20 personnes ont été arrêtées pour des jets de projectiles sur les forces de l'ordre, place Bellecour, alors que près de 300 jeunes refusaient de se disperser.

Trois policiers blessés à Marseille

Trois policiers ont été blessés et deux personnes ont été interpellées à Marseille, a indiqué la préfecture. Selon elle, 11 200 personnes ont défilé dans la ville. Aucun détail n'a été donné en début d'après-midi sur la nature des blessures des policiers et sur les circonstances des interpellations.

Echauffourées et interpellations à Paris

Une dizaine de personnes ont été interpellées à Paris et en proche banlieue pour des jets de projectiles, selon la préfecture de police. "Des échauffourées ont notamment eu lieu au niveau du pont d'Austerlitz", a-t-elle ajouté.

Selon plusieurs journalistes présents sur place, des affrontements ont éclaté dans le secteur de la place de la Nation. Ils font état de jets de projectiles du côté des manifestants et de gaz lacrymogènes du côté des forces de l'ordre. Voici les images tournées par France Télévisions :

Autre illustration de l'ambiance tendue qui a régné dans la capitale : sur i-Télé, une interview en direct de Philippe Martinez, le secrétaire général de la CGT, a dû être interrompue en raison d'un mouvement de foule.

Une voiture fonce dans la foule à Grenoble 

Des incidents ont également été relevés à Grenoble (Isère), où la manifestation a rassemblé entre 7 000 et 10 000 personnes. Selon France 3 Alpes, une voiture a foncé dans le cortège et le conducteur a été violemment sorti de son véhicule.

Des vitrines de banques ont également été cassées ou vandalisées.

Par ailleurs, de violents affrontements ont éclaté entre jeunes et forces de l'ordre. Jeudi soir, 200 à 300 manifestants se sont regroupés devant l'hôtel de police de Grenoble pour réclamer la libération des personnes interpellées dans la journée. Ces nouvelles échauffourées ont fait un blessé dans les rangs des manifestants, et plusieurs interpellations ont eu lieu, indique Le Dauphiné.

La façade de la mairie attaquée à Nantes

A Nantes, en marge de la manifestation contre la loi Travail, des casseurs s'en sont pris à la mairie, indique France Bleu sur Twitter, qui évoque entre 11 000 et 25 000 manifestants, respectivement selon la police et l'Unef. Les forces de l'ordre ont effectué plusieurs jets de gaz lacrymogène place Graslin.

Des face-à-face entre CRS et manifestants à Rennes 

A Rennes (Ille-et-Vilaine), l'ambiance était tendue également. Selon Ouest-France, l'accès aux rues étroites du centre-ville était interdit aux manifestants et des face-à-face avec les CRS ont été signalés aux alentours de République. Le cortège comptait environ 10 000 manifestants.

Une autre vidéo montre une charge des forces de l'ordre, plutôt rugueuse.