Incendie du siège de la CFDT à Bordeaux : "On est catastrophés, mais pas surpris"

Le feu a pris dans la nuit de mercredi à jeudi, dévastant un des bureaux. 

Un tag a été laissé sur le siège de la CFDT Aquitaine, à Bordeaux, incendié le 30 juin 2016 vers 2 heures du matin.
Un tag a été laissé sur le siège de la CFDT Aquitaine, à Bordeaux, incendié le 30 juin 2016 vers 2 heures du matin. (CFDT AQUITAINE)

Après Paris, Bordeaux. Le siège de la CFDT dans la capitale aquitaine a été partiellement incendié dans la nuit du 29 au 30 juin, vers 2 heures du matin. La police judiciaire a été saisie de l'enquête.

"Des gens ont pénétré cette nuit dans la permanence CFDT-Gironde à Bordeaux. Ils ont dû passer par-dessus les grilles, puis ils ont mis le feu aux poubelles à disposition, en les plaçant sur les marches d'entrée, raconte le responsable juridique de la CFDT Gironde, Jean-Claude Desesbats, joint par francetv info. L'incendie a pris juste devant deux portes-fenêtres, qui se sont enflammées. Ça a fait des dégâts à l'intérieur des locaux, un des bureaux est presque entièrement brûlé." 

Un tag "Incendie, Part 1"

"J'ai été prévenu à 4 heures du matin, poursuit Jean-Claude Desesbats. Les pompiers et la police sont intervenus rapidement. Les incendiaires ont laissé derrière eux un tag disant : 'Incendie, Part 1'. Une façon de dire qu'ils sont prêts à recommencer. On est catastrophés par ce genre de situation, mais pas surpris. C'est dans la droite ligne de ce qui s'est passé ailleurs, notamment au niveau de la confédération à Paris."

Le 23 juin, le siège de la CFDT, dans le 19e arrondissement parisien, avait déjà été vandalisé. Plusieurs heures après le défilé contre la loi Travail autorisé ce jour-là, autour de la Bastille, une centaine de personnes avaient rejoint le quartier de Belleville et brisé les vitrines du syndicat, favorable à la réforme du Code du travail.

A Bordeaux, l'incendie est survenu alors qu'une grève des éboueurs de l'agglomération est en cours. Ce mouvement, à l'appel de plusieurs syndicats, dont la CFDT, a provoqué des entassements massifs de poubelles et d'ordures dans le centre-ville.