Grève des routiers : une mobilisation en baisse

À Ambès (Gironde), des camions bloquent un dépôt de carburant ce mardi 17 mai. Un mouvement pas autant suivi que prévu. Benjamin Delombre est en direct sur place. 

France 3

Le mouvement des routiers est-il suivi ce mardi 17 mai ? "Ici à Bordeaux, il y a peu de monde pour bloquer ce dépôt de carburant pour l'instant et c'est un peu à l'image du reste de la France. La mobilisation semble loin des espérances de Force ouvrière et de la CGT. Pour attirer les routiers, les syndicats contestataires avaient mis pourtant le doigt sur une mesure particulière de la loi El Khomri : la possibilité de moins payer les heures supplémentaires", explique le journaliste en direct d'Ambès (Gironde).

Des syndicats divisés

Des heures supplémentaires, objet du litige, qui représentent par fois un quart du salaire des chauffeurs routiers. "Mais en face, il y a la CFDT, principal syndicat du secteur, et pour lui, l'argument n'est pas recevable. La loi devrait mettre des gardes fous sur ce dispositif. Il faudrait par exemple un accord majoritaire des syndicats sur ce point-là. La CFDT ajoute que mobiliser sur une telle mesure est une manoeuvre politique des autres syndicats pour essayer d'élargir la base de la fronde sociale avant une semaine jugée cruciale pour la contestation contre la loi El Khomri", conclut le journaliste.

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La grève des chauffeurs routiers à Rennes (Ile-et-Vilaine), le 20 janvier 2015.
La grève des chauffeurs routiers à Rennes (Ile-et-Vilaine), le 20 janvier 2015. ( MAXPPP)