Débordements, violences... Faut-il interdire les deux prochaines manifestations contre la loi Travail ?

Après les violences qui ont émaillé la manifestation de mardi contre la loi Travail, le gouvernement hausse le ton.

Manifestants et forces de l\'ordre se sont affrontés, lundi 14 juin, sur l\'esplanade des Invalides à Paris.
Manifestants et forces de l'ordre se sont affrontés, lundi 14 juin, sur l'esplanade des Invalides à Paris. (ARTUR WIDAK / NURPHOTO / AFP)
La 9e journée de manifestation nationale contre la loi El Khomri, mardi 14 juin, a engendré de nouveaux incidents. Interrogé mercredi sur France Inter, Manuel Valls met directement en cause les organisateurs. Le Premier ministre dénonce "l'attitude ambiguë de la CGT à l'égard des casseurs" et demande à la centrale syndicale "d'arrêter d'organiser de grandes manifestations à Paris".

Depuis le début du mouvement contre la loi Travail, les casseurs perturbent les manifestations. A Paris, Rennes, Nantes, ou Caen des actes de vandalisme ont eu lieu contre les vitrines, banques, concessions automobiles, supermarchés, abris bus...

Malgré l'interdiction de manifester de 130 personnes, le défilé de mardi a été le plus violent depuis 3 mois. Des centaines de casseurs ont affronté les forces de l'ordre. Le bilan est lourd, selon la préfecture : 11 manifestants et 29 policiers blessés et 58 personnes interpellées.

Une nouvelle fois la droite et l'extrême droite demandent l'interdiction des manifestations et des rassemblements du mouvement Nuit debout. La gauche défend la liberté de manifester. Elle fait la différence entre les manifestants et une poignée de casseurs tout en regrettant les affrontements.

Alors que les opposants à la réforme du Code de travail portée par Myriam El Khomri promettent de maintenir la pression, deux nouvelles journées d'action sont prévues les 23 et 28 juin.

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