Dans le grand ouest, la pénurie d'essence commence à se faire sentir

C'est la conséquence des blocages de dépôts pétroliers et de raffineries contre la loi Travail. A la pompe, l'attente peut durer une heure et la distribution commence à être rationnée.

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France 2

"Rupture momentanée de Sans Plomb" à Nantes (Loire-Atlantique). "Plus de gasoil", à Lille (Nord). Ce week-end, les affiches de ce type se sont multipliées dans les stations-service. Dans le nord et l'ouest de la France, les files d'attente s'allongent. Les automobilistes craignent tous la pénurie, alors ils se passent les bonnes adresses, c'est-à-dire les stations encore approvisionnées. "Un collègue m'a dit qu'il y avait encore du gasoil à Atlantis, je suis tout prêt alors je suis venu vite fait", se réjouit une conductrice.

Quota d'essence

Plusieurs départements ont imposé des restrictions sur la quantité distribuée. Les voitures particulières ne sont pas autorisées à prendre plus de 20 litres d'essence à la pompe, les camionnettes plus de 40 litres et les poids lourds 150 litres. Même si plusieurs barrages ont été levés, les opposants à la loi Travail bloquent encore plusieurs raffineries en France comme à Gonfreville-l'Orcher près du Havre (Seine-Maritime), où 56% des salariés ont voté l'arrêt de la raffinerie. Pour améliorer la situation, les camions-citernes sont exceptionnellement autorisés à rouler ce week-end pour tenter de réapprovisionner les stations.

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Une affiche indique \"Rupture carburants\" sur une station-essence de Tinteniac (Ile-et-Vilaine), vendredi 20 mai.
Une affiche indique "Rupture carburants" sur une station-essence de Tinteniac (Ile-et-Vilaine), vendredi 20 mai. (DAMIEN MEYER / AFP)