Stages en entreprise : favoriser les jeunes défavorisés

Pour rompre l'isolement des enfants des quartiers populaires, il faut leur ouvrir les portes des grandes entreprises : c'est le but des 30 000 stages de troisième qui vont leur être réservés, soit dans le privé, soit dans le public.

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FRANCE 2

Décrocher un stage de troisième au Sénat ou dans une grande entreprise d'électronique, ce n'est pas accessible à tous. Pour changer la donne, 30 000 stages de troisièmes seront désormais réservés aux élèves des quartiers défavorisés : 15 000 dans les services de l'État, 15 000 dans des entreprises privées. "Le stage de troisième, c'est la première expérience avec la vie professionnelle et c'est déjà la première expérience de discrimination à l'embauche. Il suffit qu'on n'ait pas de réseau familial ou amical et on est déjà hors circuit, alors qu'on a à peine quinze ans", déplore Sevan Bagla, assistant parlementaire de Marie-Pierre de la Gontrie (PS).

Un premier contact "hyper important" avec le monde du travail 

Ouvrir son carnet d'adresses à des jeunes de quartiers prioritaires, c'est ce que propose la plateforme "Viens voir mon taf", créé par la journaliste Mélanie Taravant pour déboucher les horizons. "Ce premier contact avec le monde du travail est hyper important, c'est ce qui va donner ensuite envie de faire partie de ce monde adulte", explique-t-elle. Ces stages permettent également de changer le regard des entreprises sur les jeunes des quartiers prioritaires.

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Travailleurs dans le secteur tertiaire (illustration).
Travailleurs dans le secteur tertiaire (illustration). (MAXPPP)