Les documents Cerfa, "c'est la partie émergée de l'iceberg de complexité", dénonce Guillaume Poitrinal, entrepreneur et président de la Fondation du patrimoine

Invité mercredi sur franceinfo, le président de la Fondation du patrimoine salue l'annonce de Bruno Le Maire de supprimer les Cerfa d'ici à 2030.
Article rédigé par franceinfo
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Une personne remplit sa déclaration d'impôt sur le revenu, à Paris, le 5 mai 2019. (MAGALI COHEN / HANS LUCAS / AFP)

Les documents Cerfa "c'est la partie émergée de l'iceberg de complexité avec laquelle les entreprises françaises doivent vivre", dénonce Guillaume Poitrinal, entrepreneur et président de la Fondation du patrimoine, invité mercredi 6 février, sur franceinfo. Pour cet ancien chargé de commission de simplification administrative lancée par François Hollande, "la France est caractérisée par sa complexité administrative". "Nous sommes sous une avalanche de textes obligatoires qui ralentissent, qui désespèrent et qui coûtent très cher", se désole-t-il.

Dans le quotidien Le Monde, mercredi, le ministre de l'économie, Bruno Le Maire a annoncé la suppression des Cerfa d’ici à 2030. Pour Guillaume Poitrinal, "cela va vraiment dans le bon sens. Je pense que Bruno Le Maire est très sincère dans sa volonté de vouloir simplifier, mais il va falloir qu'il passe le braquet supérieur", explique-t-il.

"Une vraie réforme de l'Etat étalée sur plusieurs années"

Il rappelle la situation des agriculteurs et la compare avec "les entrepreneurs de France, les artisans, les PME" qui sont "dans la même situation". "Face à la complexité administrative, ils n'en peuvent plus". Il demande "un vrai plan de simplification qui ne soit pas un choc, mais qui soit une vraie réforme de l'Etat étalée sur plusieurs années", citant le choc de simplification sous François Hollande. Lors de ce choc de simplification, il raconte, "alors qu'on a passé 460 mesures de simplification, probablement dans le même temps, il y avait un millier de mesures de complexification qui étaient prises".

Selon lui, le problème "c'est un jeu à trois bandes", citant le Parlement "avec un pouvoir d'amendement qui est très considérable et surtout une absence de connaissance de l'impact de la complexité administrative qui vont rajouter" mais aussi les cabinets ministériels et la haute administration. Pour lui, "on est rentré dans un système de surinflation normative où à chaque fois qu'il y a un problème, on va créer une loi. C'est une habitude qu'on a prise de ne pas faire confiance".

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