Hôtellerie-restauration : les écoles peinent à attirer les jeunes

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Hôtellerie-restauration : les écoles peinent à attirer les jeunes
FRANCE 2
Article rédigé par
C.Rougerie, C.De La Guérivière J.-M.Lequertier, R.Mathé, G.Gheorghita, L.Hauville - France 2
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Dans le secteur de l’hôtellerie et de la restauration, les salaires vont être augmentés de 16 %, le plus bas salaire devant être supérieur de 5 % au SMIC. La mesure a été signée le 17 janvier. Une manière de tenter de sauver un secteur qui attire de moins en moins. 

Une école de formation en hôtellerie-restauration, que l'équipe de France 2 a visitée, ne fait pas le plein. À 20 ans, Gaspard souhaite devenir cuisinier, mais pour lui, le métier n’est pas assez valorisé au niveau financier. Il effectue 39 heures par semaine et les heures supplémentaires ne lui sont pas rémunérées. Malgré les conditions difficiles, cela n’a pas arrêté Ariadna, une jeune Brésilienne. Après une licence en gastronomie dans son pays, elle est venue pour parfaire sa formation en France. Elle aussi admet que les salaires et la reconnaissance sont à améliorer.

Des conditions de travail qui n’attirent pas les jeunes

Tensions en cuisine, horaires à rallonge… Tous ces points négatifs font que l’école a du mal à recruter de nouveaux serveurs. "Depuis le Covid en plus, c’est compliqué d’attirer les jeunes dans nos métiers", confie Ismaël Menault, directeur général de l’école de Paris des métiers de la table. Par ailleurs, des gérants de restaurants parisiens essaient d’attirer les candidats en augmentant les salaires ou en négociant des jours de repos le week-end.

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