Formation professionnelle : transférer son DIF reste possible jusqu'au "début de la semaine prochaine"

Le directeur des politiques sociales de la Caisse des dépôts a donné vendredi quelques informations sur cette démarche qui a provoqué des problèmes informatiques cette semaine.

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Le transfert des droits à la formation (DIF) sur son compte personnel de formation (CPF) est encore possible "jusqu'au début de la semaine prochaine", a précisé la Caisse des dépôts vendredi 2 juillet. (RICCARDO MILANI / HANS LUCAS / AFP)

Dépêchez-vous si vous n'avez pas encore fait la démarche. "On fermera probablement au début de la semaine prochaine" la possibilité offerte aux actifs de transférer leurs droits individuels à la formation (DIF) vers leur compte personnel formation (CPF), a affirmé vendredi 2 juillet le directeur des politiques sociales de la Caisse des dépôts, Michel Yahiel.

Les salariés avaient théoriquement jusqu'au 30 juin pour effectuer ce transfert, mais face à l'afflux de demandes, le gouvernement a décidé de faire preuve de souplesse, le temps de permettre à chacun d'accéder au service. Il y a eu "un million de connexions" jeudi à la plateforme informatique gérée par la Caisse des dépôts, selon Michel Yahiel.

Un risque d'arnaques au CPF

Parmi ces nombreuses connexions, certaines concernaient spécifiquement le DIF, d'autres le CPF, alors que les salariés ont été assaillis ces dernières semaines par les appels ou SMS d'organismes les incitant à consommer leur CPF avant le 30 juin. "Hier [jeudi], on a eu 86 000 demandes concernant le DIF, un million de connexions dont 920 000 devaient concerner le CPF", a précisé Michel Yahiel. Le 29 juin, il y a eu 10 000 achats de formation via le CPF, alors que le record était jusqu'alors de 7 000.

Interrogé sur les fraudes au CPF, Yahiel a affirmé qu'environ 10 000 comptes avaient été concernés sur 38 millions, pour un montant d'environ "dix à douze millions d'euros". Quelque 80 actions administratives ont été engagées, une vingtaine ayant donné lieu pour l'instant à un contentieux soit administratif soit pénal. "Lorsqu'on vous téléphone et qu'on prononce le mot CPF, la première réaction à avoir, c'est de raccrocher", a affirmé Michel Yahiel.

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