Centres de formation : les dérives d'un système très coûteux

Alors que 32 milliards sont dépensés chaque année par les entreprises, l'État, les régions, pôle emploi et les ménages pour la formation professionnelle, certaines dérives sont pointées du doigt par la Cour des comptes.

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Des formations professionnelles pour devenir menuisier, boulanger ou encore égoutier : chaque année, 17 millions de personnes suivent une formation professionnelle dans plus de 90 000 organismes. Coût du dispositif : 32 milliards d'euros financés majoritairement par les entreprises, les régions et l'État. Un système souvent dénoncé par la Cour des comptes. Alors quels sont ses dysfonctionnements?

1% des centres seulement sont inspectés chaque année

Dans cet atelier de soudeur, le matériel est flambant neuf. Coût des travaux : 150 000 euros. Un atelier-modèle pour une filière qui recrute. Selon le directeur, 100% des stagiaires ont trouvé un travail. Pourtant, le cursus ne fait pas le plein : les entreprises et Pôle emploi n'envoient pas assez de stagiaires. Des formations de qualité à moitié vides, et d'autres dont le contenu peut intriguer. D'autres dérives sont listées par la Cour des comptes : fausses listes d'émargement, surfacturation des stages, majorations du nombre d'heures... Problème : ces centres de formation vivent grâce au financement des entreprises, mais aussi grâce à l'argent public. Et les contrôles sont rares : 1% des centres sont inspectés chaque année.

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Un mécanicien peut être "prété par son garage à un autre garage. (PETER MULLER / CULTURA CREATIVE)