"Le périphérique ne doit pas être une frontière aux talents", selon le créateur d'un incubateur de start-up pour les quartiers défavorisés

Avec l'Escalator, Maurice Levy espère donner une chance aux talents des quartiers. Jusqu'ici, il a reçu 139 projets. La sélection se termine fin janvier.

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Radio France
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Maurice Lévy, président du conseil de surveillance du groupe Publicis et créateur de l'Escalador, le 15 mai 2019. (BERTRAND GUAY / AFP)

"L'ascenseur social ne marche pas très bien. il n'y a pas de raison qu'il n'y ai pas autant d'entrepreneurs ou d'idées de chaque côté du périphérique, déplore Maurice Lévy. Le périphérique ne devrait pas être une frontière aux talents, aux énergies, aux idées innovantes". Le président du conseil de surveillance du groupe Publicis lance l'Escalator, un incubateur de start-up pour faire émerger les talents dans les quartiers défavorisés. Il a reçu 139 projets dont 130 axés sur le numérique. La sélection se terminera fin janvier et l'annonce des projets retenus fin février

La création de cet incubateur, c'est aussi "le constat d'un échec, explique Maurice Lévy, d'une intégration qui n'a pas marché depuis les années 1970. Je crois qu'il y a eu une incapacité à gérer un problème devenu énorme aujourd'hui. Il aurait fallu pouvoir le gérer progressivement mais il est d'une complexité énorme."

"Il faut aider les gens qui n'ont ni les moyens ni les contacts."

Maurice Lévy, président du conseil de surveillance du groupe Publicis

à franceinfo

L'Escalator offrira aux entrepreneurs sélectionnés "la possibilité d'avoir tous les équipements nécessaires, ils doivent avoir le sentiment qu'ils ne sont pas sous-traités et avoir accès à un parrain, à des coachs, à des soutiens et à des relations. Il y a tout un réseau qui se met en place pour les soutenir. L'idée est de les accompagner pas à pas. On ne va pas les laisser tout seuls, livrés à eux-mêmes. On va faire en sorte qu'ils soient accompagnés sur tous les problèmes sur lesquels ils pourraient buter", explique-t-il.

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