RSA jeunes : “Dans l'urgence, c’est une bonne solution", estime une porte-parole de la Fage

Une quinzaine d'élus socialistes demandent dans une tribune à pouvoir ouvrir le RSA au 18-25. "Il faut mettre en place ce RSA au plus vite" abonde Bérangère Poncet, une porte-parole de l'organisation syndicale étudiante Fage.

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Radio France
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Distribution d'aide alimentaire en click and collect à l'université de Metz. Photo d'illustration. (NATACHA KADUR / RADIO FRANCE)

“Dans l'urgence oui, c'est une bonne solution, il faut mettre en place ce RSA au plus vite”, estime Bérangère Poncet, présidente de l'Association générale des étudiants de Paris (Agep), affiliée à la Fédération des associations générales étudiantes (Fage), la première organisation syndicale étudiante de France. Dans une tribune publiée dans le journal Le Monde lundi 7 juin, 15 présidents de départements socialistes et la maire de Paris Anne Hidalgo demandent à pouvoir ouvrir le RSA aux 18-25 ans et d'expérimenter un revenu de base pour la jeunesse. Ils estiment que "les jeunes demeurent l'angle mort de ce gouvernement."

franceinfo : Ouvrir le RSA aux jeunes vous paraît-il être le bon levier pour pallier la précarité étudiante ?

Bérangère Poncet : Dans l'urgence oui, c'est une bonne solution, il faut mettre en place ce RSA au plus vite. En revanche nous demandons aussi la mise en place de la garantie jeune universelle, parce qu'elle peut permettre un accompagnement humain en plus de l'accompagnement financier, pour les jeunes en situation de précarité. Cet accompagnement humain a été totalement oublié pendant la crise. Trop peu d'universités et d'écoles ont pu mettre en place du tutorat pour vraiment accompagner les étudiants et être plus proches d'eux.

Pourquoi est-ce urgent ?

On l'a vu sur les territoires, à travers les associations, les distributions de paniers alimentaires : la précarité elle a augmenté, il n'y a pas d'aides suffisantes mises en place. On attend encore la réforme des bourses sur critères sociaux, on attend encore beaucoup trop de choses.

"Les mesures mises en place ne pallient pas les difficultés que vivent aujourd'hui les jeunes et les étudiants."

Bérangère Poncet

à franceinfo

Pourquoi faut-il réformer les bourses ?

Les bourses sur critères sociaux ne permettent pas à tous les étudiants en situation de précarité de pouvoir avoir le minimum nécessaire pour vivre, notamment en Ile-de-France où le coût de la vie est plus cher. Ces bourses ne sont pas accessibles aux étudiants internationaux. Elles sont liées aux revenus des parents alors que beaucoup d'étudiants sont en rupture familiale. Il faut vraiment faire par rapport à l'étudiant.

Comment se présente la rentrée ?

Pour l'instant on a très peu d'informations. Beaucoup d'universités espèrent pouvoir la faire en présentiel et pouvoir accueillir les étudiants sur les campus. On commence à se préparer à faire les événements de rentrée comme on les fait habituellement, donc on espère qu'il n'y aura pas de nouvelles restrictions. On espère vraiment pouvoir accueillir tous les étudiants sur les campus parce qu'on en a besoin, de retrouver l'animation des campus, la vie étudiante. Mais nous avons aussi besoin de ces aides parce que la précarité étudiante ne s'arrêtera pas à la rentrée ni dans un an, les étudiants et les jeunes seront impactés pendant cinq à dix ans.

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