VIDEO. Mineurs isolés : la prise en charge et les contrôles remis en question

L'auteur de l'attaque à l'arme blanche devant les locaux de "Charlie Hebdo" s'est présenté comme un mineur arrivé du Pakistan. Selon les enquêteurs, il serait en réalité âgé de 25 ans. L'encadrement du statut de "mineurs isolés" pose question. 

La plupart se disent adolescents. Il s'agit de jeunes migrants qui arrivent en France sans parents. En France, ils sont de plus en plus nombreux à être pris en charge par les conseils départementaux. En 2016, ils étaient 8 054, 14 908 en 2017, 17 022 en 2018 et 16 760 en 2019 selon les derniers chiffres. Des immigrés qui affirment être mineurs à leur arrivée, mais alors comment contrôler leur minorité ? Les associations ont pour mission de définir l'âge de ces jeunes étrangers.

Pas facile d'identifier les comportements à risque

Une évaluation faite sur la base des déclarations du demandeur, de ses papiers d'identité s'il en a et d'un questionnaire sur son parcours de vie. Chaque département établit sa liste de questions. Selon un rapport parlementaire, plus de la moitié des demandeurs ne sont pas reconnus mineurs à l'issue de cette évaluation. Si leur minorité est validée, ils sont remis aux mains de l'aide sociale à l'enfance. Concernant la possibilité de radicalisation, une procédure de signalement existe, mais il n'est pas toujours facile d'identifier les comportements à risque. 

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Des migrants prennent un repas dans un centre pour les migrants mineurs isolés, le 3 juillet 2018, à Pantin (Seine-Saint-Denis).
Des migrants prennent un repas dans un centre pour les migrants mineurs isolés, le 3 juillet 2018, à Pantin (Seine-Saint-Denis). (CHRISTOPHE ARCHAMBAULT / AFP)