Économie : l'État au chevet des producteurs de vin et spiritueux français

Les producteurs de vin et de spiritueux français sont fragilisés par la taxe américaine appliquée sur leurs bouteilles et entrée en vigueur le 12 janvier. Les plus touchés d'entre eux pourront néanmoins bénéficier d'une aide de l'État.

Des aides, les producteurs de vin et de spiritueux français en auront bien besoin. Une taxe mise en place par l'administration Trump et entrée en vigueur le 12 janvier risque en effet de sérieusement pénaliser leurs exportations vers les États-Unis. "Nous allons perdre des consommateurs," regrette Jérôme Delord, producteur d'armagnac, qui réalise 70% de son chiffre d'affaires à l'export, dont 20% à l'attention de clients américains. Cela représente 800 000 euros par an.

Un milliard d'euros de manque à gagner

Ces taxes, instaurées en guise de représailles au conflit entre Airbus et Boeing, s'appliquaient jusque-là déjà sur certains vins. Depuis 2019, elles ont fait perdre la moitié des ventes aux viticulteurs français qui exportent outre-Atlantique. Pour aider les plus touchés d'entre eux, le gouvernement a annoncé des mesures spécifiques, comprises dans le fonds de solidarité. Pour 2021, la filière estime que le manque à gagner sera d'un milliard d'euros si le conflit ne se résout pas rapidement.

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(JEAN-PIERRE MULLER / AFP)