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Doubs : des manifestants bloquent la frontière franco-suisse

Ils demandent le maintien du droit à pouvoir choisir entre la Sécurité sociale et une assurance privée.

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France Télévisions
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Le poste-frontière du col des Roches, à Villers-le-Lac, entre la France et la Suisse. (MAXPPP)

Près de 80 travailleurs frontaliers ont installé des barrages filtrants ou bloquants, vendredi 10 janvier, au niveau des postes-frontières entre la France et la Suisse dans le Doubs. Ils demandent le maintien du droit à pouvoir choisir entre la Sécurité sociale et une assurance privée.

Les barrages ont été mis en place dès 4 heures du matin sur neuf des douze postes-frontières qui permettent de se rendre du département du Doubs en Suisse, provoquant près d'une vingtaine de kilomètres d'embouteillages cumulés.

Le "droit d'option" pour la Sécu bientôt supprimé

Au niveau du poste-frontière de Jougne-Vallorbe, sur la RN57, une quarantaine de manifestants bloquent totalement la circulation dans le sens France-Suisse avec des palettes en feu et leurs voitures. Neuf kilomètres d'embouteillages sont enregistrés sur la RN57, principal point de passage des travailleurs français allant travailler en Suisse. "L'ambiance se dégrade entre les usagers qui veulent passer et aller travailler et les manifestants, selon la gendarmerie. Une voiture qui essayait de passer en force a par exemple été vandalisée." 

Les travailleurs frontaliers manifestent à l'appel du Syndicat national des frontaliers de France, pour protester contre la fin du "droit d'option" permettant aux frontaliers de choisir leur assurance maladie.

Les frontaliers résidant en France et travaillant en Suisse avaient jusqu'à présent un "droit d'option" pour couvrir leurs frais de santé, c'est-à-dire le droit de choisir entre le système suisse, l'assurance maladie française ou une assurance privée, souvent moins onéreuse. Mais à partir du 1er juin 2014, ceux qui auront choisi d'être assurés en France ne pourront le faire qu'à travers la Sécurité sociale. Cette mesure devrait rapporter 100 millions d'euros à la Sécurité sociale la première année et 150 millions d'euros par la suite. Plusieurs manifestations de ce type se sont déjà déroulées ces derniers mois.

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