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DIRECT. Après l'annonce de la fermeture du site Alstom de Belfort, Bercy exige une "phase de négociation"

Le constructeur ferroviaire français Alstom a annoncé mercredi que la production de trains de son usine de Belfort (Territoire de Belfort) sera "transférée" à Reichshoffen (Bas-Rhin) d'ici 2018.

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France Télévisions
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Le site d'Alstom, à Belfort (Territoire de Belfort), mercredi 7 septembre 2016.  (SEBASTIEN BOZON / AFP)

Le nouveau secrétaire d'Etat à l'Industrie, Christophe Sirugue, reçoit le PDG d'Alstom, Henri Poupart-Lafarge. Cette visite, annoncée plus tôt jeudi 8 septembre, survient après l'annonce hier par le constructeur ferroviaire de l'arrêt de sa production de trains à Belfort d'ici deux ans. 

Dans un communiqué, Berçy a fait savoir qu'il exigeait "une phase de négociation" sur l'usine de Belfort, où travaillent 480 salariés. 

• "Rien n'est définitif". Considérant que "rien à ce stade n'est définitif", "je recevrai dès cet après-midi le PDG d'Alstom, à qui j'ai demandé de venir à Bercy", a déclaré Christophe Sirugue sur Europe 1 dans la matinée. Le ministre de l'Economie et des Finances, Michel Sapin, "se joindra à ce rendez-vous pour que nous puissions ensemble demander des comptes sur cette annonce", a-t-il indiqué.

• Astom ferme la production de trains sur le site historique de Belfort. Alstom a annoncé mercredi le transfert des activités d'ingénierie et de production de son site de Belfort vers celui de Reichshoffen (Bas-Rhin) d'ici 2018. Une décision prise en raison d'une pénurie de commandes sur le marché français. L'entreprise, qui ne prévoit ni la fermeture du site, ni un plan social, s'est engagée à soumettre aux 400 salariés concernés "une proposition de transfert, s'ils le souhaitent", vers ses autres usines dans l'Hexagone.

• "Une annonce brutale".  Le secrétaire d'Etat à l'Industrie a estimé que la baisse du carnet de commandes est "une période difficile (...) qu'il nous faut franchir, mais ce n'est pas la fin non plus de la filière ferroviaire dans notre pays". Il a déploré "une annonce qui est à la fois brutale et sans concertation". L'Etat siège depuis février au conseil d'administration d'Alstom, dont il exerce 20% des droits de vote grâce à des actions prêtées par Bouygues jusqu'à fin 2017 et qu'il pourra progressivement racheter.

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