Deux nouveaux repreneurs potentiels pour le voyagiste Fram

Il y a finalement trois offres de reprises pour le voyagiste toulousain, en cessation de paiement depuis 15 jours. Après celle de Karavel Promovacances il y a deux semaines, deux autres ont été déposées hier soir, au tribunal de commerce de Toulouse.

(Une enseigne du groupe Fram ©maxPPP)

Deux nouvelles offres de reprise du voyagiste Fram ont été déposées au tribunal de commerce de Toulouse, juste avant la date limite de dépôt mardi. Il y a maintenant trois repreneurs potentiels du groupe emblématique des vacances au soleil, qui avait déposé le bilan fin octobre plongeant ses 630 salariés dans l’incertitude.

Les deux nouvelles propositions proviennent du groupe de tourisme NG Travel et de la société de gestion immobilière DocteGestio, a annoncé mercredi matin une porte-parole de Fram. Ces dossiers, comme celui déposé le 29 octobre par Karavel-Promovances et son actionnaire LBO France, concernent l'ensemble des activités placées en redressement judiciaire, soit les quatre entreprises Voyage Fram, Fram Agence, Plein Vent Voyages et Fram naturel.

Des offres "sérieuses" pour un groupe qui reste "attractif"

Ces offres "proviennent d'industriels sérieux, et permettraient de garantir un avenir pérenne pour Fram et une très grande majorité de ses salariés, avec des objectifs de développement ambitieux", s'est réjoui la direction dans un communiqué. "Les offres déposées sont à la fois le signe de l'attractivité du groupe, de ses marques ainsi que du savoir-faire reconnu de ses salariés. Elles démontrent aussi l'importance de Fram dans le paysage français des voyagistes et l'attachement de l'ensemble du secteur à cette entreprise", ajoute-t-elle.

 

DocteGestio est dans l’immobilier pour retraités et les hôtels, en France. Il lorgne donc sur les hôtels de Fram à l’étranger. Son PDG, Bernard Bensaïd, estime dans le journal Le Monde, qu’en conservant 510 emplois et l’ensemble des CDD, son offre est la plus acceptable socialement.

 

Olivier Kervella, président de la holding NG Travel, qui possède notamment les marques Directours et Promoséjours, a, lui, refusé de détailler son offre avant de l'avoir exposée aux salariés de Fram, ce qu'il doit faire jeudi. "Nous aurons une offre légèrement mieux disante au niveau social que celle de LBO France ", a-t-il cependant précisé. Il envisage faire revenir Fram à l’équilibre en un an s’il est choisi, et de renouer avec les bénéfices dès 2017.

 

Jusque-là, le seul candidat était le groupe Karavel-Promovacances, qui prévoit de reprendre environ les trois quarts des effectifs actuels -- 630 personnes à la date du 25 octobre. Le groupe souhaite conserver 35 des 50 agences de voyage actuellement détenues en propre par Fram, et mise sur une enveloppe "de l'ordre de 40 millions d'euros" pour le rachat éventuel.