Le poids de la dette publique devrait bientôt baisser dans les pays occidentaux

Selon le FMI, le pic de dette publique devrait bientôt être dépassé dans 85% de ses pays membres.

La directrice générale du FMI Christine Lagarde lors d\'une conférence à la Brookings Institution le 12 avril 2012 à Washington D.C. (Etats-Unis).
La directrice générale du FMI Christine Lagarde lors d'une conférence à la Brookings Institution le 12 avril 2012 à Washington D.C. (Etats-Unis). (CHIP SOMODEVILLA / GETTY IMAGES NORTH AMERICA)

La crise de la dette, bientôt derrière nous ? Le Fonds monétaire international a estimé mardi 17 avril que le pic de la dette publique serait bientôt passé pour la majorité de ses Etats membres. 

"Les ratios de la dette [rapportée au produit intérieur brut] sont en augmentation, mais les pics sont à portée de vue", a expliqué l'institution dans son "Moniteur des finances publiques" semestriel. "D'ici à 2015, il est prévu que le ratio de la dette se sera stabilisé ou aura commencé à baisser dans 85% des pays couverts" (une soixantaine au total), a-t-elle constaté en présentant ses projections pour les cinq prochaines années.

C'est le cas par exemple de la France, où le pic serait de 90,8% en 2013, ou de l'Italie, à 123,8% la même année. Mais pas des Etats-Unis ou du Japon, où la dette publique risque de continuer à battre des records en 2017 (113,0% et 256,6% respectivement).

Le Japon augmente de 60 milliards de dollars sa contribution

Les économistes du FMI préviennent cependant que "pour beaucoup d'économies avancées, y compris la France, l'Italie et le Royaume-Uni, il ne suffirait que de petits chocs […] pour empêcher la stabilisation de la dette à moyen terme". Notamment parce que l'amélioration de la situation est en partie à mettre sur le compte de "la disponibilité d'une base d'investisseurs stable" (banques centrales, fonds de pension, assureurs) qui pratiquent des taux très bas, et dont la fidélité "ne devrait pas être tenue pour acquise", selon le FMI.

Par ailleurs, la directrice du FMI, Christine Lagarde, s'est félicitée de la décision du Japon de fournir 60 milliards de dollars (46 milliards d'euros) supplémentaires au Fonds, appelant d'autres pays à faire de même. Cette décision répond à un appel de la directrice, qui avait demandé en janvier des financements supplémentaires au FMI pour augmenter de 500 milliards de dollars ses ressources prêtables, afin de mieux lutter contre la crise d'endettement européenne et ses répercussions ailleurs dans le monde.