Le gouvernement renonce à un quatrième jour de carence dans le privé

Le Premier ministre, François Fillon, a annoncé l'abandon de cette mesure mardi devant le groupe UMP à l'Assemblée nationale, revenant ainsi sur la modification prévue des délais de carence en cas d'arrêt-maladie.

Le Premier ministre, François Fillon, à l\'Assemblée nationale, le 16 novembre 2011.
Le Premier ministre, François Fillon, à l'Assemblée nationale, le 16 novembre 2011. (JACQUES DEMARTHON / AFP)

Marche arrière. Selon Le Monde.fr, le gouvernement ne va finalement pas instaurer un quatrième jour de carence dans le privé, comme il l'avait annoncé la semaine dernière. Le Premier ministre, François Fillon, l'a déclaré mardi 22 novembre devant le groupe UMP à l'Assemblée nationale.

Le président UMP de la commission des Affaires sociales, Pierre Méhaignerie, va mener un groupe de travail chargé de trouver un autre moyen de réaliser 220 millions d'euros d'économies, nécessaires pour limiter en 2012 la croissance des dépenses de santé à 2,5 %.

Une décision poussée par la Droite populaire

Selon Pierre Méhaignerie, "il était injuste que les 35 % des salariés du privé non couverts par une convention collective ou un accord d'entreprise soient touchés par cette mesure". Celle-ci "allait toucher directement les salariés des PME. Nous allons nous mettre autour d'une table pour trouver une solution dans les trois semaines."

Lundi, treize députés UMP membres de la Droite populaire, l'aile droite du parti de la majorité, ont écrit au ministre de la Santé, Xavier Bertrand, pour refuser l'instauration de ce quatrième jour de carence pour les salariés. Ils demandaient "un alignement public-privé en instaurant deux jours de carence dans le secteur public".

Les députés signataires de la lettre ont également dénoncé le manque de concertation autour de ce quatrième jour de carence, comme l'avait fait la présidente du MEDEF, Laurence Parisot, le 16 novembre.

RTL