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Merkel et Sarkozy pour un pacte de stabilité "limité" à certains pays

Sur le modèle des accords de Schengen, qui ne concerne que 10 des 27 pays de l'Union, le duo franco-allemand envisage une version "exclusive" du pacte de stabilité monétaire, révèle le journal allemand "Welt am Sonntag".

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France Télévisions
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Nicolas Sarkozy et Angela Merkel après le mini sommet européen organisé le 24 novembre à Strasbourg.  (ERIC FEFERBERG/AFP)

La chancelière allemande Angela Merkel et le président français Nicolas Sarkozy envisagent la mise en oeuvre d'un nouveau pacte de stabilité limité à quelques pays de la zone euro, selon des informations du Welt am Sonntag (WamS), paru ce dimanche (article en Allemand.)

Un pacte de stabilité limité

Le pacte de stabilité actuel engage les 17 pays de la zone euros à limiter les déficits budgétaires à 3% du PIB, et l'endettement à 60% du PIB. D'après le journal qui s'appuie sur des sources gouvernementales, les deux dirigeants veulent mettre en oeuvre rapidement un nouveau pacte dont les dispositions ne s'appliqueraient qu'à la France, à l'Allemagne et à certains pays. Angela Merkel et Nicolas Sarkozy souhaiteraient que Rome soit associé au projet.

Paris et Berlin feront des propositions au cours de la semaine, avant le sommet européen du 9 décembre, écrit le journal. 

Des discussions en cours

Une porte-parole du gouvernement allemand, interrogé samedi par l'AFP, a confirmé l'existence de discussions en ce sens et assure que la France milite pour un renforcement de l'Union économique et monétaire à propos d'un changement limité des traités existants. Le président du Conseil européen, le Belge Herman Van Rompuy a été officiellement chargé de faire des propositions.

Berlin, Paris et Rome sont parvenus jeudi à Strasbourg à un compromis a minima pour renforcer la discipline budgétaire de la zone euro, mais Nicolas Sarkozy n'a pas fait plier l'Allemagne sur un point important à ses yeux : le rôle de la BCE face à la crise.
Les trois premières économies de la zone euro se sont dites déterminées à "tout faire pour soutenir et garantir la pérennité" de la monnaie unique européenne, avait dit le président français. 

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