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La Chine prête à voler au secours de l'Europe

Pékin envisage de contribuer davantage aux fonds de soutien aux pays européens en difficulté, a assuré aujourd'hui le Premier ministre chinois, Wen Jiabao. 

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France Télévisions
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La chancelière allemande, Angela Merkel, et le Premier ministre chinois, Wen Jiabao, le 2 février 2012 à Pékin (Chine). (LINTAO ZHANG / AP / SIPA)

La Chine envisage une contribution plus importante aux fonds de secours de la zone euro afin d'aider les Européens à faire face à la crise de la dette, a annoncé jeudi 2 février le Premier ministre chinois, Wen Jiabao, à l'occasion d'une visite de la chancelière allemande, Angela Merkel, à Pékin. "La Chine examine (...), via le FMI, les moyens d'être davantage impliquée dans la solution à la crise de la dette", a assuré Wen Jiabao. 

Le Premier ministre chinois, qui ne s'est toutefois engagé sur aucun montant, a ensuite ajouté devant les journalistes que son pays était encore en train d'examiner la manière dont il pourrait contribuer au Fonds européen de stabilité financière (FESF) et à son successeur permanent, le Mécanisme européen de stabilité (MES). Le MES, qui entrera en fonction en juillet, doit être doté de 500 milliards d'euros. Il doit remplacer le FESF, fonds d'urgence temporaire qui a été utilisé pour venir au secours de l'Irlande et du Portugal et qui sera mis à contribution dans le cadre du deuxième plan d'aide à la Grèce. 

Forte de 3 200 milliards de dollars de réserves de change, la Chine a plusieurs fois été présentée comme la source potentielle des fonds nécessaires pour sauver de la banqueroute certains Etats européens afin de maintenir l'euro à flot. De son côté, Angela Merkel a rappelé que "la Chine [était] prête à œuvrer en faveur d'un euro stable au regard de sa responsabilité générale vis-à-vis de la stabilité de l'économie mondiale", ajoutant que la stabilité de l'euro était d'abord du ressort des pays européens.

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