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Italie : Mario Monti chargé de former un nouveau gouvernement

L'ancien commissaire européen succède, comme prévu, à Silvio Berlusconi, qui a démissionné samedi.

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France Télévisions
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Mario Monti, qui va succéder à Silvio Berlusconi, le 11 novembre 2011 au Sénat italien. (Stefano Rellandini / REUTERS)

L'ex-commissaire européen Mario Monti a été chargé dimanche soir de former un nouveau gouvernement pour succéder à celui de Silvio Berlusconi par le président de la République italien Giorgio Napolitano.

Cette nomination est intervenue à l'issue d'une intense journée de consultations politiques au palais présidentiel destinée à assurer un consensus et une majorité parlementaire à Mario Monti.

Silvio Berlusconi a assuré en fin de journée de son soutien à un gouvernement "technique" et nommément à Mario Monti. Son parti, le Peuple de la Liberté, attend des garanties sur la composition du futur gouvernement et son programme. C'est pourquoi on ne devrait connaître la liste des ministres que lundi.

 "Le pays doit redevenir un élément de force"

Selon la Constitution, sa nomination doit être en effet approuvée dans les dix jours par les deux chambres du Parlement.

A sa sortie du palais présidentiel, Mario Monti a fait une brève déclaration : "Le pays doit redevenir un élément de force, non de faiblesse, dans une Union européenne dont nous avons été parmi les fondateurs. L'Italie peut vaincre la crise de la dette, grâce à un effort collectif."

"Super Mario" ou "le Cardinal"

Surnommé parfois "le Cardinal", Monti s'est taillé une réputation de compétence et d'indépendance comme commissaire européen pendant dix ans (1994-2004). A 68 ans, il est aussi depuis 1994 président de la prestigieuse université Bocconi de Milan, considérée comme la meilleure faculté d'économie d'Italie et dont il est diplômé.

"Je connais bien Mario Monti. J'ai beaucoup d'estime et beaucoup de respect pour lui, je pense que c'est un homme de grande qualité avec lequel j'ai toujours eu un dialogue fructueux et extrêmement chaleureux", a déclaré la patronne du Fonds montétaire international, Christine Lagarde, avant même sa nomination.

Dans un article de février 2000 intitulé "Super Mario", The Economist le présentait déjà comme "l'un des plus puissants bureaucrates européens", avant de le décrire comme "un adepte de la persuasion plutôt que de la polémique".

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