DIRECT. François Hollande appelle à la fin des blocages en Guyane

Le collectif de grévistes Pou la Gwiyann dékolé a renoncé, lundi, à la "fermeture totale jusqu'à nouvel ordre des barrages". Mais la population s'impatiente.

Des manifestants protestent aux abords du centre spatial de Kourou (Guyane française), le 4 avril 2017.
Des manifestants protestent aux abords du centre spatial de Kourou (Guyane française), le 4 avril 2017. (JODY AMIET / AFP)
avatar
Vincent MatalonCatherine FournierLouis BoyFrance Télévisions

Mis à jour le
publié le

Ce qu'il faut savoir

Le mouvement social s'éternise en Guyane et les Guyanais s'impatientent. Alors que le collectif de grévistes Pou la Gwiyann dékolé a renoncé, lundi 10 avril, à la "fermeture totale jusqu'à nouvel ordre des barrages", le président français est sorti de sa réserve. Dans une lettre aux parlementaires guyanais, François Hollande appelle à la fin des blocages et se dit "prêt" à les recevoir à Paris. 

 La ministre des Outre-Mer appelle à la fin du mouvement. Ericka Bareigts a demandé dimanche au collectif de grévistes de "lever les derniers barrages". "Les enfants doivent pouvoir retourner à l'école dans un environnement apaisé, a-t-elle déclaré depuis Paris. L'économie guyanaise ne peut être ainsi fragilisée plus longtemps."

Des opposants à la poursuite des barrages. Plus de 2 000 internautes avaient rejoint, dimanche, un groupe Facebook intitulé Stop aux barrages en Guyane. "Il n'est pas tolérable de se voir refuser le droit de circuler librement sur le territoire, affirment les signataires d'une pétition en ligne qui a recueilli plus de 1 800 paraphes. Une partie de la Guyane a peur de s'exprimer."

Pas de blocage "total" lundi. Face à ces protestations, le collectif Pou la Gwiyann dékolé est revenu sur sa décision. "On ne peut pas aujourd'hui faire des blocages pour empêcher les piétons, les vélos et les scooters de passer", a reconnu Olivier Goudert, un porte-parole des 500 Frères.

Retrouvez ici l'intégralité de notre live #GUYANE

13h55 : "L'économie guyanaise ne doit pas être fragilisée plus longtemps."

Le chef de l'Etat a appelé à la fin des blocages en Guyane, se disant prêt à recevoir "à tout moment à Paris" les parlementaires guyanais pour "construire l'avenir de la Guyane", dans un courrier adressé à ces élus.

13h36 : François Hollande appelle à la fin des blocages, dans une lettre aux parlementaires guyanais.

12h45 : Le mouvement social s'éternise et alimente divisions et inquiétudes. Le Conseil des ministres a validé une aide d'urgence de plus d'un milliard d'euros à destination de la Guyane. Mais le collectif Pou La Gwiyann dékolé réclame 2,1 milliards. Franceinfo vous résume la situation dans cet article.

11h56 : Voilà trois semaines que la Guyane connaît un vaste mouvement social. La situation semble bloquée et certains Guyanais commencent à s'impatienter. Le collectif Pou La Gwiyann dékolé l'a d'ailleurs appris à ses dépens. Après avoir prévu de bloquer totalement les routes du département, il a finalement autorisé le passage des piétons et des personnes circulant en deux-roues. Nous vous l'expliquons dans un article.



(JODY AMIET / AFP)

07h18 : Alors que le blocage "total" de la Guyane doit finalement être assoupli par les grévistes, la ministre des Outre-mer a appelé hier depuis Paris à la reprise des discussions. Nos confrères de La 1ère ont relayé ses propos.