Destruction d'un bidonville à Mayotte suspendue : le député LR Mansour Kamardine dénonce "l'idéologie d'un certain nombre d'artificiers du chaos"

Le tribunal judiciaire de Mamoudzou a suspendu l'opération de destruction et d'expulsion du bidonville Talus 2 dans la commune de Koungou. Une décision "insupportable", pour Mansour Kamardine, député LR de la deuxième circonscription de Mayotte.
Article rédigé par France Info
Radio France
Publié
Temps de lecture : 1 min
Un bidonville dans le quartier "Talus 2", à Majicavo, une commune faisant partie de la ville de Koungou à Mayotte, le 24 avril 2023. (MORGAN FACHE / AFP)

"La décision prise" par le tribunal judiciaire de Mamoudzou de suspendre l'opération de destruction et d'expulsion du bidonville Talus 2, situé dans le quartier de Majicaov, dans la commune de Koungou, "n'est pas empreinte d'une expression du droit", lance mardi 25 avril sur franceinfo Mansour Kamardine, député LR de la deuxième circonscription de Mayotte.

>>> Mayotte : pourquoi la justice a donné raison aux habitants du bidonville qui devait être détruite matin 

Mansour Kamardine croit voir au contraire derrière cette décision judiciaire les traces "d'une idéologie d'un certain nombre d'artificiers du chaos qui cherchent à paupériser" la population.

La préfecture de Mayotte fait appel

Mansour Kamardine juge "insupportable" cette décision. Il alerte sur l'insécurité qui règne, selon lui, à Mayotte, "dans les écoles, les bus, les villages, la nuit et sur les routes". Il "se réjouit" donc que la préfecture de Mayotte ait décidé de faire appel de la décision judiciaire. Le député LR de Mayotte considère par ailleurs que "ceux qui ont contesté l'opération" de destruction du bidonville, et plus globalement l'opération Wuambushu "ne sont pas concernés par l'opération".

"Ceux qui sont concernés sont relogés quand ils sont Français et quand ils sont étrangers en situation régulière. Ceux qui ne le sont pas ont été reconduits ou sont en voie d'être reconduits dans leur pays d'origine."

Mansour Kamardine, député LR de la deuxième circonscription de Mayotte

à franceinfo

Mansour Kamardine, qui préside le groupe d'amitié France-Comores, regrette que les Comores aient refusé lundi d'accepter l'accostage de bateaux de migrants expulsés de Mayotte. Il plaide pour "continuer à dialoguer" avec le pays, mais reconnaît que cela ne "peut pas être imposé".

Commentaires

Connectez-vous à votre compte franceinfo pour participer à la conversation.