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Des manifestations se sont tenues dans plusieurs ville de France contre la politique migratoire du gouvernement

Les manifestants ont protesté contre la loi immigration portée par le ministre de l'Intérieur, Gérald Darmanin et contre l'opération sécuritaire "Wuambushu" à Mayotte.
Article rédigé par franceinfo avec AFP
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Publié Mis à jour
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Des manifestants demandent la régularisation de travailleurs sans-papiers, à Paris, samedi 29 avril 2023. (NICOLAS LIPONNE / HANS LUCAS / AFP)

Plusieurs milliers de personnes à Paris, 200 à 300 personnes à Marseille, plus de 500 manifestants à Rennes, une centaine à Nice et à Strasbourg... Des cortèges ont défilé dans plusieurs villes de France, samedi 29 avril, contre le projet de loi immigration porté par le ministre de l'Intérieur, Gérald Darmanin, et contre l'opération sécuritaire "Wuambushu" à Mayotte. A Paris, les manifestants, qui répondaient à l'appel du Collectif "UCIJ 2023" (Unis contre l'immigration jetable"), ont marché derrière une banderole proclamant "Non à la loi Darmanin. Contre la répression, l'enfermement et les expulsions, pour une politique migratoire d'accueil, régularisez". 

Plusieurs mots d'ordre

La loi Darmanin "rentre en résonance avec l'opération déplorable, insupportable à Mayotte qui bafoue les droits fondamentaux des gens sur place", a dénoncé le député marseillais de La France Insoumise, Manuel Bompard, présent dans le cortège qui s'est tenu dans la cité phocéenne.

Ces deux causes sont liées, a expliqué à l'AFP Saïd Mhamadi, membre de l'Appel de Marseille, organisation civile de la population comorienne dans la cité phocéenne. "D'un côté une loi, certes repoussée, mais clairement inspirée des idées" du Rassemblement national, et de l'autre une opération qui amène "chaos et échec" et "veut lutter contre la violence par la violence", a-t-il dénoncé.

Quant à l'opération sécuritaire "Wuambushu", menée par les autorités à Mayotte, elle vise à déloger les migrants en situation irrégulière, pour la plupart comoriens, des bidonvilles insalubres de ce département d'outre-mer. "La façon dont sont traités les Comoriens sans papiers est indigne d'un pays comme la France", a fustigé Marie-Christine Vergiat, vice-présidente de la Ligue des droits de l'homme et ancienne eurodéputée du Front de gauche, depuis Paris.

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