Traité Ceta : l'eurodéputé Philippe Juvin espère que l'Europe "va pouvoir recoller les morceaux"

L'eurodéputé Les Républicains Philippe Juvin, membre de la commission des Affaires étrangères du Parlement européen, réagit sur franceinfo après l'annonce jeudi d'un accord sur le traité de libre-échange entre l'Union européenne et le Canada.

Philippe Juvin, eurodéputé Les Républicains, membre de la Commission des Affaires étrangère du Parlement européen
Philippe Juvin, eurodéputé Les Républicains, membre de la Commission des Affaires étrangère du Parlement européen (THOMAS PADILLA / MAXPPP)

Les représentants des différentes régions belges sont finalement parvenus à un accord jeudi 27 octobre sur le traité de libre-échange entre l'Union européenne et le Canada (Ceta). Cette position commune pourrait permettre sa signature prochaine, espère le Premier ministre belge Charles Michel. Les derniers rebondissements autour de ce dossier vont-ils laisser des traces dans l'Union européenne ? "J'espère que l‘on va pouvoir recoller les morceaux parce que nous, les Français, nous y avons intérêt", a estimé sur franceinfo Philippe Juvin, eurodéputé Les Républicains et membre de la commission des Affaires étrangères du Parlement européen.

franceinfo : Connaissez-vous les détails de l’accord belgo-belge ?

Philippe Juvin : Non, parce qu’il est très récent. Nous venons d’apprendre que les Belges vont dire "oui". Tout ça est un peu surprenant. En fait dans cette affaire, ne soyons pas naïfs, il y avait beaucoup de politique intérieure belge. Souvent, en Europe, on utilise les débats européens à des fins de politique intérieure, en créant de fausses polémiques. Je voudrais savoir sur quoi ils sont tombés d’accord en quelques jours. C’est assez extraordinaire.

Va-t-on pouvoir recoller les morceaux ?

Quand on prend en otage l’Europe toute entière ou l’Europe et un grand partenaire commercial (le Canada, NDLR), le risque est de voir tout s’écrouler. Donc j'espère que l‘on va pouvoir recoller les morceaux parce que nous, les Français, nous y avons intérêt.

Les opposant soulignent que le Ceta est plutôt favorable au grandes entreprises, mais pas aux plus petites ?

Cela fait partie des critiques que l’on donne sans beaucoup d’exemples. Je suis un homme pragmatique. J'observe que cela protège mieux les vins, les spiritueux et les fromages français. Les Canadiens n’avaient ouvert que 10% de leurs marchés publics aux entreprises européennes, ce qui est très insuffisant. Il a été obtenu qu’ils les ouvrent à hauteur de 30%. C’est insuffisant, mais c’est mieux. (...) Peut mieux faire.

Philippe Juvin, eurodéputé Les Républicains : "dans cette affaire, ne soyons pas naïfs, il y avait beaucoup de politique intérieure belge"
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