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Marseille ne veut plus de kebabs ni de boutiques de téléphonie dans le centre-ville : "Il y en a trop", s'agace la mairie

La mairie et le département ont décidé d'appliquer leur droit de préemption et de mettre 1,5 millions d'euros pour "promouvoir d'autres offres" précise Solange Biaggi, adjointe au commerce à la mairie.

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Radio France
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Un vendeur de kebab à Marseille, le 11 avril 2004. (Photo d'illustration) (MAXPPP)

Marseille part en guerre contre les restaurants "kebab" et les boutiques de téléphonie dans le centre-ville. Lundi 26 juin, le conseil municipal a décidé d'appliquer son droit de préemption sur les baux commerciaux. La Ville pourra acheter les locaux vacants pour y installer les commerces qu'elle aura choisis, rapporte jeudi France Bleu Provence.

Gentrification à marche forcée

"Les chiche-kebabs et les commerces de téléphonie, il y en a trop, s'agace Solange Biaggi, adjointe au commerce à la mairie de Marseille. On va promouvoir d'autres offresdes restaurants de qualité, des commerces de proximité." En tout, la mairie et le département ont décidé de mettre 1,5 millions d'euros sur la table pour cette opération de gentrification à marche forcée.

Il n'y aura pas d'expulsions, précise la mairie, mais un "grignotage" du tissu commercial en centre-ville, par le biais des locaux inoccupés (8,5% des commerces seraient vides selon la mairie) notamment dans les quartiers de la gare Saint-Charles, Noailles, ou encore sur la Canebière.

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