VIDEO. Crématoriums : le business de la récupération de métaux

Certains métaux résistent à la crémation, et souvent les crématoriums récupèrent tous les restes de prothèses en tout genre. Souvent, sans en avertir les familles des défunts.

FRANCE 2

Il s'agit d'un commerce discret. Plus de 60 tonnes de métaux en tout genre sont recyclées chaque année : couronnes dentaires, prothèses d'articulation ou bijoux. Tous résistent à la crémation et sont revendus en toute légalité, mais parfois à l'insu des familles. Près d'Avignon (Vaucluse), une entreprise recycle ces métaux. Régulièrement elle collecte les résidus de sept crematoriums du pays. Des déchets triés dans une machine : le fer d'un côté, les prothèses articulaires de l'autre. 

Business juteux ?  

Certaines pièces sont fondues avant d'être revendues à l'industrie. "Cela peut très bien être retransformé pour les batteries, le titane peut repartir dans l'industrie aéronautique (…) ce n'est pas parce qu'ils ont été implantés dans un corps que c'est macabre", avance Louis Piazza, dirigeant d'Europe Metal Concept. Les plus précieuses sont les couronnes dentaires, parfois d'une valeur de 50 euros.

L'entreprise prélève une marge de 20% et le reste est reversé aux crematoriums. Ceux de la ville de Paris récupéreraient plus de 100 000 euros par an, entièrement reversés à une association caritative. 60 millions de consommateurs tempère cet état de fait et dénonce "un business parallèle".

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Le crématorium du cimetière du Père-Lachaise, le 17 octobre 2017, à Paris.
Le crématorium du cimetière du Père-Lachaise, le 17 octobre 2017, à Paris. (CHRISTOPHE ARCHAMBAULT / AFP)